12 août 2021
Rio Tinto Fer et Titane partenaire d’un projet de décontamination des eaux
Par: Katy Desrosiers

L’entreprise Rio Tinto Fer et Titane est partenaire d’un projet de développement d’électrodes pour décontaminer des eaux. Photothèque | Les 2 Rives ©

L’entreprise Rio Tinto Fer et Titane (RTFT) fournira des électrodes à deux professeurs de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) et un professeur de l’Université de Montréal (UdeM) pour un projet servant à décontaminer les eaux des composés chimiques nocifs qui s’y trouvent.

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Patrick Drogui et My Ali El Khakani, professeurs à l’INRS, ainsi que Sébastien Sauvé, professeur à l’UdeM, ont reçu une subvention de 338 688 $ du ministère de l’Économie et de l’Innovation, par l’intermédiaire de PRIMA Québec, pour leur projet.

Le projet vise la création de solutions pour décontaminer les eaux contenant des composés chimiques nocifs, comme les substances perfluoroalkyliques et polyfluoroalkyliques (PFAS). Ces substances sont retrouvées dans des cosmétiques, des produits de nettoyage, des mousses extinctrices de feu et des retardateurs de flamme. Au-delà de certaines concentrations, leur présence peut être néfaste pour la santé.

Ce qui est novateur dans ce projet est le développement d’électrodes à base de nouveaux matériaux nanostructurés et leur intégration dans un procédé électro-catalytique avancé (ECA) pour la dégradation de composés chimiques.

L’apport de RTFT concerne les matériaux à base de fer et de titane qui seront utilisés pour le développement des électrodes.

L’entreprise fournira aussi des matériaux et de l’expertise pour le suivi du vieillissement des électrodes et leur mise à l’échelle éventuelle.

« Nous sommes heureux de contribuer à ce projet qui fait non seulement appel à notre expertise dans le domaine des matériaux fer et titane, mais qui vise également à résoudre des problèmes environnementaux préoccupants pour la société » a mentionné par voie de communiqué le directeur TiO2 au Centre de Technologie de RTFT à Sorel-Tracy, Yves Pépin.

« Avec ce projet, nous répondrons non seulement aux besoins sociétaux en ce qui concerne les préoccupations sur les eaux polluées, mais également aux intérêts plus précis de nos partenaires industriels, ajoute le professeur Patrick Drogui. Cela s’inscrit pleinement dans la mission fondamentale de l’INRS. »

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