21 juin 2021
Rio Tinto Fer et Titane inaugure son usine de production d’oxyde de scandium
Par: Katy Desrosiers

(De gauche à droite) Le directeur des relations avec les médias – Canada et États-Unis pour Rio Tinto, Simon Letendre, le maire de Saint-Joseph-de-Sorel, Vincent Deguise, le député de Richelieu, Jean-Bernard Émond, le chef de service – Scandium Element North 21, Rio Tinto Fer et Titane, Frédéric Benoit, le directeur général de Rio Tinto Fer et Titane, Guy Gaudreault, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec, Jonatan Julien, le maire de Sorel-Tracy Serge Péloquin, et le directeur Ti02 et Qualité du Centre de technologie et minéraux critiques de Rio Tinto Fer et Titane, Yves Pépin. Photo gracieuseté

(De gauche à droite) William Laflamme, le directeur général de RTFT, Guy Gaudreault, Nathalie St-Louis, Benoit Laflamme, Nathalie Yelle, le chef de Service – Scandium Element North 21, Yannick Masse et Yvan Kéroack. Photo gracieuseté

Le 17 juin, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles Jonatan Julien était de passage à Sorel-Tracy pour l’inauguration de la nouvelle usine de démonstration de Rio Tinto Fer et Titane (RTFT) qui servira pour la production d’oxyde de scandium, un minerai reconnu comme étant critique et stratégique pour la province.

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Le scandium est utilisé entre autres pour les alliages dans les secteurs industriels, de l’aéronautique et de l’automobile, ainsi que dans la chaîne de production des batteries pour les véhicules électriques.

Le minerai provient de la mine d’ilménite de RTFT au lac Tio à Havre-Saint-Pierre. Il est par la suite concentré au complexe de Sorel-Tracy et transformé en dioxyde de titane, en fonte brute, en acier et en métal de grande qualité.

La nouvelle usine de démonstration servira à produire de l’oxyde de scandium à partir d’un rejet industriel qui découle de la fabrication du dioxyde de titane (TiO2).

Avec cette nouvelle usine, achevée à temps et en respectant le budget prévu, RTFT deviendra le premier producteur d’oxyde de scandium en Amérique du Nord. Six employés ont été embauchés pour exploiter la nouvelle installation. Les travaux de mise en service sont en cours, alors que la production augmente graduellement pour atteindre une capacité de trois tonnes d’oxyde de scandium par an. L’entreprise étudie déjà la possibilité d’ajouter des modules supplémentaires en fonction de la demande du marché.

Le directeur exécutif de RTFT, Stéphane Leblanc, affirme que pour la première fois, les clients bénéficieront d’un approvisionnement nord-américain en oxyde de scandium.

« Depuis les premières étapes où nous testions un procédé pour extraire cette matière critique en laboratoire jusqu’à aujourd’hui, où nous sommes en mesure de répondre à environ 20 % de la demande mondiale, moins de deux ans se sont écoulés. Cela témoigne de la capacité de notre équipe à sortir des sentiers battus et à respecter ses engagements », mentionne-t-il par voie de communiqué.

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec, Jonatan Julien, s’est dit heureux de voir ce projet majeur en lien avec les minéraux critiques se concrétiser au Québec.

« Il contribuera à renforcer la sécurité de nos approvisionnements et à valoriser nos résidus industriels découlant du secteur minier, précise-t-il. Il correspond aussi à la vision du gouvernement de créer de la richesse dans une économie plus verte. »

Le député de Richelieu, Jean-Bernard Émond, s’est réjoui de l’arrivée de l’usine et que l’entreprise déjà bien établie dans la région poursuive le développement d’une expertise majeure qui bénéficiera à l’ensemble de la province.

« L’inauguration de cette nouvelle usine de production d’oxyde de scandium démontre la grande capacité d’innovation des entreprises implantées chez nous », affirme-t-il.

Le projet est d’une valeur de 6 millions de dollars américains. L’entreprise avait reçu en janvier une aide financière totale de 850 000 $ de la part du gouvernement du Québec pour la construction de l’usine.

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