8 août 2019
Le 12 août, j'achète un livre québécois
Rencontre avec des libraires indépendants de Sorel-Tracy
Par: Raphaëlle Ritchot

La journée « Le 12 août j'achète un livre québécois » est née en 2014 sur les réseaux sociaux. Photo Raphaëlle Ritchot | Les 2 Rives ©

À l’occasion de la journée « Le 12 août, j’achète un livre québécois », des libraires sorelois suggèrent de sortir des sentiers battus et d’acheter un livre différent de ce que les lecteurs sont habitués de lire.

Ils ont d’ailleurs accepté de dresser le portrait des habitudes de consommation de leur clientèle, en plus de faire quelques suggestions d’achats littéraires.

Lancée il y a six ans par les auteurs Patrice Cazeault et Amélie Dubé, l’initiative de la journée du 12 août gagne de plus en plus d’adeptes.

« Nous avons une clientèle très fidèle. Contrairement à ce que les gens pourraient croire, nous vendons beaucoup de livres pour les enfants et les adolescents. Sinon ce sont plus les personnes âgées qui achètent ici », explique le copropriétaire de la librairie Marcel Wilkie, Daniel Lemoine.

Un intérêt sorelois

La librairie Marcel Wilkie tient également un bon nombre de livres d’auteurs sorelois, dont Louis Caron et Lucy-France Dutremble.

« Pour la littérature jeunesse, quand je suggère des livres écrits par des gens d’ici, les gens sont toujours très curieux », affirme la libraire depuis cinq ans chez la librairie Marcel Wilkie, Stéphanie Gouin.

Elle suggère d’ailleurs le dernier livre jeunesse de la Soreloise Mélissa Jacques ; Les Aventures du Pirate Labille.

Un coin de rue plus loin, à la librairie d’occasion La Cargaison, le propriétaire Jean-Philippe Thivierge, observe une clientèle semblable dans son commerce.

S’il ne porte pas nécessairement une attention particulière aux auteurs de la région, il possède un grand nombre de livres qui concernent la Ville de Sorel-Tracy. « Les gens me demandent souvent si j’ai des ouvrages sur la Ville, ils sont très curieux. J’ai même des annuaires, quand je trouve des choses qui concernent Sorel, je suis certain que ça va se vendre », mentionne-t-il.

Sortir de sa zone de confort

Du côté du roman québécois, M. Thivierge dénote un fort intérêt pour le genre historique, ces récits qui se déroulent dans le Québec des années 40 ou 60 et pour la chick lit, des romans qui se caractérisent par un style léger, beaucoup d’autodérision et des personnages féminins hauts en couleur.

« Je pense que, dans ces deux types de roman, il y a de forts dialogues. Des échanges dans lesquels les gens se reconnaissent. Pour le roman historique québécois, il y a vraiment un sentiment de nostalgie attaché à ce genre de lecture », estime M. Thivierge.

S’il a une suggestion à faire pour la journée du 12 août, c’est : « essayez quelque chose que vous ne lisez jamais ». Une idée qu’a également relevée M. Lemoine qui croit que cette journée est une bonne excuse pour essayer un genre complètement différent.

Le copropriétaire de la librairie Marcel Wilkie a même conseillé à ceux qui n’aiment pas la lecture,mais qui apprécient cuisiner, d’acheter un livre de recettes québécois. « Il y en a tellement, mais Les lunchs de Geneviève O’Gleman vient tout juste de sortir et c’est un livre très attendu », propose-t-il.

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