18 août 2020
Recrudescence de lapins dans un secteur de Tracy
Par: Katy Desrosiers
white rabbit

Le lapin est une espèce qui se reproduit facilement, surtout lorsqu’il se retrouve dans des conditions favorables avec de la nourriture et un logis. Photo depositphotos.com

Plus de 200 lapins se retrouvent en liberté près de l’École Saint-Jean-Bosco quelques mois après qu’un citoyen en ait libéré quelqu’uns. Le Centre animalier Pierre-De Saurel (CAPS) travaille actuellement sur un partenariat qui permettrait de les capturer afin de les faire adopter.

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Selon les observations rapportées au CAPS, un citoyen qui habite le secteur de la rue Frontenac aurait relâché entre deux et quatre lapins et ceux-ci se seraient reproduits rapidement. Plusieurs citoyens sur les réseaux sociaux ont même signifié en avoir vu chez eux ou traverser des rues.

Pour l’instant, le CAPS ne peut les accueillir dans ses locaux. L’organisme est donc en discussion avec une dame qui connaît bien les lapins et les organisations pouvant les accueillir. Cette dame serait aussi prête à aider les futurs adoptants afin qu’ils puissent savoir comment s’occuper correctement de cet animal.

« Ce n’est pas du lièvre, c’est du lapin. Un lièvre peut vivre en liberté dans la nature, c’est normal, mais pas le lapin. Là, ce sont des lapins domestiques qui se reproduisent et qui n’ont pas socialisé avec les humains, au même titre que des chats errants », souligne la directrice du CAPS, Karine Benisti.

En temps normal, le CAPS peut dépanner et accueillir des animaux comme des poules et des lapins s’ils sont égarés, mais dans ce cas-ci, la grande quantité rend le tout impossible.

« Avec la COVID et la Loi sur les chiens dangereux qu’on doit s’occuper via le mandat de la Ville de Sorel-Tracy, vous vous doutez bien qu’on est pas mal occupés. Avec les déménagements aussi. Mais oui, on travaille sur le dossier », explique Mme Benisti.

Des conditions favorables à la reproduction

Considérant qu’une lapine peut mettre bas jusqu’à 200 bébés, la situation pourrait s’envenimer rapidement, surtout que les conditions actuelles sont favorables à leur reproduction.

En se promenant dans le quartier et en parlant avec différents citoyens, le CAPS a constaté que plusieurs résidents donnaient de la nourriture aux lapins, en plus de leur offrir un abri à l’extérieur. Certains ont même construit de petits abris chauffants pour l’hiver à venir. Même si le tout part de bonnes intentions, cela nuit à la capture des lapins.

« On ne devrait pas les nourrir. En fait, le seul moyen d’attraper un animal errant, c’est par la faim. Mais là, comme ils sont très bien nourris (c’est plus difficile). […] Les citoyens se sont tenu la main pour les maintenir en vie, mais là, il y a une prolifération qui s’est faite à vitesse grand V. Ils sont bien nourris, bien logés, donc ils se reproduisent », mentionne la directrice.

Bien que le CAPS ne puisse aller chercher les lapins, les gens peuvent communiquer avec l’organisme pour leur en signaler un, afin d’être en mesure de les répertorier sur le territoire.

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