18 août 2016
Réactions nuancées aux états financiers de la Fête au centre-ville
Par: Louise Grégoire-Racicot
La course tenue pendant la Fête au centre-ville a rapporté 18 000$ au Festival, avait annoncé le maire Serge Péloquin en déposant le bilan des festivités. | Photo: TC Média - Pascal Cournoyer

La course tenue pendant la Fête au centre-ville a rapporté 18 000$ au Festival, avait annoncé le maire Serge Péloquin en déposant le bilan des festivités. | Photo: TC Média - Pascal Cournoyer

Appelés à commenter le bilan de la Fête au centre-ville déposé à la Ville de Sorel-Tracy le 15 août dernier, les présidents de la Chambre de commerce et d’industrie de Sorel-Tracy, Jean-Christian Clément, et celui du Festival de la gibelotte, Benoit Lefebvre, sont tout en nuances, ne voulant guère alimenter une polémique dont ils espèrent tourner la page.

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La Chambre avait pensé organiser une fête au centre-ville cet été pour pallier l’absence du Festival de la gibelotte, cette année. La Ville a pris les devants. M. Clément applaudit le fait que les citoyens en aient profité, mais aurait souhaité qu’on en tire de meilleurs résultats financiers.

« Je ne veux surtout pas repartir une polémique à ce sujet. Pas plus que je ne peux dire si la fête que nous aurions pu faire aurait été mieux. La différence est que s’il y avait eu déficit de la fête que nous aurions organisée, il aurait été épongé par des fonds privés. Non pas de l’argent public comme c’est le cas. »

La volonté de la Chambre, rappelle-t-il, était que la population et les commerçants en profitent. « Ce qui fut chose faite. Les gens s’attendaient à des activités plus modestes. Ils savaient que l’ampleur des activités diminuerait et ils l’acceptaient. La vente-trottoir n’a peut-être pas connu l’effervescence de celle du festival, mais les attentes étaient différentes aussi. »

Chose certaine, affirme-t-il, une telle fête doit être organisée par un organisme à but non lucratif. Même si la Ville veut le faire, ce n’est pas son rôle, dit-il. « Le Festival de la gibelotte doit revenir avec son organisation et chercher à redevenir ce qu’il a déjà été. Car le Festival, il faut le reconnaître, est un temps fort de notre vie touristique. Ce qui n’est pas négligeable. »

L’avenir du Festival

Le président du Festival de la gibelotte, Benoît Lefebvre, refuse de commenter le bilan de la Fête au centre-ville. Mais il se dit particulièrement satisfait du succès de la course du Festival qui s’est déroulée le 6 juillet, pendant ces festivités. En tout, 18 000$ ont été amassés par le Festival pour cet événement.

« Elle a été bien accueillie, appréciée et organisée grâce au support de la Ville de Sorel-Tracy, de la Sûreté du Québec et de la Ville de Saint-Joseph-de-Sorel. »

M. Lefebvre a précisé que le comité organisateur du Festival s’est réuni en juillet dernier pour amorcer son nouveau plan de match. Un plan qu’il ne révèlera pas avant d’avoir rencontré son partenaire, la Ville de Sorel-Tracy, précise-t-il. Et cela au cours des prochaines semaines, espère-t-il.

« Tout le monde a son idée sur le Festival, j’en suis conscient. Nous, on a déjà quelques pistes en tête. Mais je crois aujourd’hui que la décision de ne pas tenir de festival en 2016 a été la bonne, même si elle n’a pas été facile à prendre. Elle a permis de prendre du recul. On avait besoin de vivre ce qui a été vécu. »

Reste maintenant à valider le plan de match imaginé, dit-il, conscient que l’échéancier est serré.

« Je ne voudrais pas déterminer ces choses qu’au printemps. Ce serait trop tard. Une fois que nous aurons vu nos partenaires, nous pourrons rendre publics les décisions et gestes que nous comptons poser pour y arriver. »

Un énoncé qui ne garantit ni la tenue d’une édition du Festival en 2017, ni sa disparition.

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