18 juin 2019
À quatre mois des élections fédérales
Qui sont les candidats dans Bécancour–Nicolet–Saurel?
Par: Raphaëlle Ritchot

Pierre-André Émond est le frère du député provincial de Richelieu, Jean-Bernard Émond. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Louis Plamondon est le député ayant le plus d'expérience à la Chambre des communes à Ottawa. Photo tirée de Facebook

Claude Carpentier avait fini derrière Louis Plamondon lors de l'élection de 2015 avec 24,26 % des votes.

Nicolas Tabah avait terminé au troisième rang derrière Louis Plamondon et le candidat du Parti Libéral du Canada, avec 22 % des suffrages lors des élections fédérales de 2015. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Le candidat du Parti populaire du Canada, Richard Synnott vit à Nicolet depuis deux ans. Photo tirée de Facebook

Alors que la prochaine élection fédérale approche à grands pas, Les 2 Rives est allé à la rencontre des candidats de la circonscription Bécancour–Nicolet–Saurel. Qui sont-ils, où en sont-ils dans leur précampagne? Tour d’horizon.

Louis Plamondon, Bloc québécois

L’actuel député de Bécancour–Nicolet–Saurel est bien connu puisqu’il est également le plus ancien député siégeant actuellement à la Chambre des communes du Canada. En poste depuis 1984, M. Plamondon est un habitué des campagnes électorales.

Son équipe est prête, elle en est à trouver un local électoral et à bâtir un budget.

« Alors que l’élection approche, j’essaie d’intensifier ma présence, je me rends à environ six à quinze cérémonies ou événements par fin de semaine. C’est demandant, mais très intéressant », souligne le député qui a toujours travaillé sur le terrain.

L’homme de 75 ans nourrit de grands espoirs pour son parti cette année. Il espère que le Bloc québécois doublera son nombre de députés à la Chambre des communes.

« En s’accaparant le vote des déçus des libéraux et les votes pour le NPD qui s’envolent, je crois que nous sommes en bonne position pour faire une percée au Québec », croit-il.

Parmi ses priorités, il compte l’environnement, l’agriculture et les emplois. « Le problème n’est pas d’aller chercher des entreprises, mais d’alimenter en personnel les entreprises existantes. Il faut travailler pour garder nos jeunes en région, c’est un défi continuel », illustre-t-il.

Pierre-André Émond, Parti conservateur du Canada

Natif de la région, Pierre-André Émond est le frère du député caquiste Jean-Bernard Émond. L’homme de 54 ans est père de deux enfants et propriétaire de l’imprimerie familiale fondée en 1934.

Investi au mois de janvier, il souhaitait que sa candidature soit annoncée tôt pour pouvoir commencer le travail sur le terrain. Même si c’est la première fois qu’il fera une campagne pour les élections fédérales, il a déjà touché à la politique par le passé. Il s’était présenté à la mairie de Sainte-Anne-de-Sorel en 2017, mais c’est le maire Michel Péloquin qui avait été reconduit.

« Mon dada, c’est le développement régional. J’ai décidé de m’engager avec le Parti conservateur parce qu’il y a des engagements, à ce sujet, qui s’en viennent au Québec. Mon chef souhaite aussi élaborer une politique sur la ruralité », mentionne-t-il sans vouloir en expliquer davantage.

M. Émond croit également que la pénurie de main-d’œuvre sera un des enjeux majeurs de la campagne électorale.

Pour le moment, celui qui aspire à être un député « interactif » souligne que le porte-à-porte se déroule très bien et que la réception des gens de la circonscription est très bonne.

Parti libéral du Canada

Si le parti de Justin Trudeau n’a toujours pas de candidat officiel dans Bécancour–Nicolet–Saurel, Claude Carpentier, qui s’était présenté aux élections de 2015, convoite encore cette année le poste. Il avait manifesté assez tôt son intention d’être candidat à l’investiture. Pour le moment, le parti n’a toujours pas annoncé de date à laquelle il présentera son candidat pour la circonscription.

M. Carpentier a tout de même souligné qu’il était toujours actif dans la région et qu’il se réunissait régulièrement avec la communauté pour prendre le pouls des besoins de la région.

Nouveau Parti démocratique du Canada (NPD)

Nicolas Tabah avait d’abord été annoncé comme candidat du NPD, mais ce dernier ne présentera finalement pas. Il a indiqué, dans un communiqué diffusé plus tôt ce mois-ci, que la venue de son deuxième enfant ainsi que son admission à la faculté de droit de l’Université du Québec à Montréal l’avaient emporté sur son désir de retourner en campagne électorale.

Selon l’agent de communication du NPD, Guillaume Francœur, certaines personnes auraient manifesté de l’intérêt pour l’investiture du NPD dans Bécancour–Nicolet–Saurel. Le processus d’approbation suit son cours et une date pour l’assemblée d’investiture devra être déterminée prochainement.

David Turcotte, Parti vert du Canada

Selon le site web du parti politique, le candidat pour le Parti vert du Canada serait David Turcotte. Sans préciser s’il est originaire de la région, il y est indiqué qu’il est le père de jumeaux atteints du trouble du spectre autistique.

« Il a été inspiré à sauter dans l’arène politique en 2019 par ses enfants extraordinaires et a l’intention de faire de la neurodiversité un sujet central de sa campagne », peut-on lire sur le site web du parti politique.

M. Turcotte a travaillé comme travailleur social au cours des neuf dernières années et a été impliqué au sein du comité de santé et de sécurité de son organisation pendant un peu plus de cinq ans.

Richard Synnott, Parti populaire du Canada

Créé par Maxime Bernier en septembre dernier, le Parti populaire du Canada en sera à sa première participation aux élections en tant que parti politique officiel.

Dans Bécancour–Nicolet–Saurel, c’est l’ancien religieux qui a depuis abandonné la prêtrise, Richard Synnott, qui portera les couleurs de la formation politique.

«Je n’entends pas déloger personne, mais on est mis face à un choix. Est-ce qu’on veut voter encore pour un parti qui veut promouvoir la séparation du Québec en sachant que c’est un parti qui ne pourra jamais être au pouvoir, ou est-ce que les vrais intérêts du Québec résident dans le fait de collaborer dans l’unité nationale aux enjeux politiques qui concernent tout le pays? », a-t-il déclaré au micro de Radio-Canada, le 7 juin dernier lors de son investiture.

Au moment de publier ces lignes, le candidat du Parti populaire du Canada n’avait pas retourné nos demandes d’entrevue.

image