10 août 2020
Repêchage de la Ligue Nord-Américaine de Hockey
Quelques coups d’éclat pour les Éperviers
Par: Sébastien Lacroix
Le premier choix des Éperviers, Mikaël Robidoux, avait terminé la dernière saison avec les Mariners du Maine.
Photo gracieuseté

Le premier choix des Éperviers, Mikaël Robidoux, avait terminé la dernière saison avec les Mariners du Maine. Photo gracieuseté

Un défenseur droitier capable de jouer dans le top-4 et un joueur de centre, tels sont les besoins qui seront à combler pour les Éperviers de Sorel-Tracy en vue de la prochaine saison de la Ligue Nord-Américaine de Hockey (LNAH).

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Le directeur général de l’équipe, Christian Deschênes, a profité du repêchage qui s’est tenu en fin de semaine pour acquérir les droits sur deux joueurs capables de jouer ces rôles. Des gars d’expérience qui ont évolué en Europe au cours des dernières saisons

Le défenseur droitier pourrait s’avérer Shawn Boutin, sélectionné en deuxième ronde. Un défenseur de 30 ans qui a évolué au cours des deux dernières saisons avec les Stars de Dundee, en Angleterre, et qui risque de ne pas avoir de contrat cette saison en raison de la COVID-19. « Si ça ne débloque pas, il pourrait venir avec nous. S’il rentre [dans notre alignement], c’est un défenseur top-3. Ce serait une arrivée assez importante à notre niveau », indique le directeur général.

Nicolas Thibaudeau qui a évolué dans la division A et B en Suisse, pourrait pourvoir le poste au centre. Le fils de l’ancien des Canadiens Gilles Thibaudeau a été référé par le Sorelois Philippe Michael Devos avec qui il a évolué l’an dernier. Il est revenu au Québec pour le travail et pourrait s’amener à Sorel-Tracy s’il veut continuer à jouer au hockey. « Ce pourrait être un bon fit pour nous », souligne Christian Deschênes, qui ne l’avait toutefois pas contacté avant de le sélectionner en cinquième ronde.

Il y a également Gabriel Labbé, qui a été repêché en neuvième ronde, qui pourrait se greffer à la brigade défensive des Éperviers. Le jeune de 24 ans a évolué en France l’an dernier et il songerait à rester au Québec. « Il serait plutôt un défenseur 5 ou 6, indique Deschênes. On va lui donner la chance de se faire valoir. »

Mikaël Robidoux à Sorel-Tracy?

Avec leur tout premier choix, les Éperviers ont mis la main sur un joueur qui a défrayé les manchettes à plusieurs reprises. Mikaël Robidoux avait en effet été suspendu à neuf reprises dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), dont deux suspensions de 10 et 15 matchs pour des mises en échec dangereuses. Il avait ensuite quitté pour la East Coast Hockey League où il avait écopé d’une suspension à son quatrième match seulement.

« Son style de jeu ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de Maxime Charron qui jouait avec nous et que toutes les équipes m’appelaient parce qu’ils le voulaient. Il n’y en a plus des joueurs comme ça, qui sont dédiés sur l’échec-avant, qui sont physiques », souligne Christian Deschênes, qui ne croit pas qu’il pourrait se comporter de la même manière dans la LNAH contre des hommes capables de jeter les gants.

Les Éperviers l’ont choisi en première ronde pour ne pas risquer de le voir leur glisser entre les mains. « Il y a eu deux temps d’arrêt et des échanges de choix, tout de suite après. Parce que d’après moi, c’était le choix de certaines équipes », ajoute-t-il.

Parmi les espoirs qui s’ajoutent à la liste de l’organisation, il y a également Tyler Hylland qui évoluait au centre avec l’Université Concordia. « Il avait une bonne chimie avec Philippe Sanche, un autre espoir que nous avons », mentionne le directeur général.

Pour son dernier choix, les Éperviers ont sélectionné Samuel Dove-McFall, un joueur de caractère qui évoluait pour l’Université du Nouveau-Brunswick et qui a été un choix de quatrième ronde des Flyers de Philadelphie en 2015.

Plusieurs scénarios sur la table

Par ailleurs, les assises des la LNAH ont permis d’établir trois différents calendriers équilibrés en vue de la reprise des activités, et ce, dès que la barre des 1000 spectateurs sera autorisée par la Santé publique.

La saison pourrait débuter en novembre, décembre ou janvier. Tout dépendant du scénario retenu, la saison pourrait durer 30, 24 ou 18 matchs.

« Si jamais en novembre, on est rendu à 750, on pourrait peut-être prendre la chance de jouer un mois plus tôt. Sinon, ça ne donne rien de commencer un mois plus tôt et perdre 20 000 $, fait valoir Christian Deschênes. Il y aura de la pression. Parce qu’il y a aussi la LHJMQ qui a besoin de spectateurs pour opérer. »

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