3 octobre 2017
Quel sera votre rôle concernant le projet de pont entre Sorel-Tracy et la rive nord du promoteur privé Luc Poirier?
Par: Julie Lambert
Les candidats à la mairie de Sorel-Tracy, Marcel Robert, Serge Péloquin et Réjean Dauplaise. | Photos: TC Media

Les candidats à la mairie de Sorel-Tracy, Marcel Robert, Serge Péloquin et Réjean Dauplaise. | Photos: TC Media

La construction d’un pont entre Sorel-Tracy et Lanoraie fait à nouveau rêver dans la région depuis que le promoteur privé Luc Poirier a remis le projet sur la table.  Les 2 Rives a décidé de questionner les candidats à la mairie sur le sujet puisqu’il a fait les manchettes au cours des dernières semaines.

Marcel Robert veut défendre le projet jusqu’au bout

Marcel Robert ne doute pas des bienfaits de la construction d’un pont sur le développement économique de Sorel-Tracy. Il compte mettre sur pied un comité aviseur qui se penchera sur le projet. « Il va falloir se prononcer et arriver à la conclusion «oui, on y va» ou «non». Il faut s’assurer d’avoir les autorisations des ministères concernés. Je suis favorable, mais il y a tellement de considérants », souligne-t-il. Même si le promoteur privé Luc Poirier a déjà financé une étude de préfaisabilité, M. Robert croit qu’il faut aller plus loin. « La Ville doit participer aux études et être un acteur clé. Si les autorités municipales ne soutiennent pas le projet, ça ne lèvera pas. » Il assure que le transport joue un rôle important dans le développement économique. « Je vais défendre jusqu’au bout ce projet », conclut-il. (S-E.C)

Le projet recevra l’appui indéfectible de Serge Péloquin

Le maire actuel de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, affirme que le projet de pont recevra toujours son appui, peu importe qu’il soit mis en place par le promoteur Luc Poirier ou le ministère des Transports. « On a toujours appuyé le projet. On a même fait des rencontres entre mes collègues maires de Lanoraie et de Saint-Ignace-Loyola et Luc Poirier. On a mis cartes sur table très rapidement dans ce dossier et défendu notre position devant les ministères d’avoir un pont qui relie les deux rives. On va continuer à défendre ce dossier et beaucoup a déjà été fait jusqu’à maintenant », assure-t-il. Selon lui, le promoteur sait depuis les débuts que la Ville de Sorel-Tracy ne partage pas son opinion sur la fermeture du traversier. « On ne veut pas déconnecter la voie fluviale. Beaucoup d’industries comme celle touristique et de la motoneige dépendent du traversier », conclut-il. (J.L.)

Réjean Dauplaise veut une étude sur les retombées économiques d’un pont

Selon Réjean Dauplaise, qui a déjà été impliqué dans le comité C.A.L.A. nord-sud, le projet du promoteur Luc Poirier est une bonne nouvelle, mais il faut d’abord s’assurer de sa viabilité. « Il faudrait avoir une étude sur les retombées économiques d’un pont. Juste en matière de dragage et d’études environnementales, ça engendre beaucoup de dépenses. […] Actuellement, nous avons un problème concernant la circulation sur les rues Phipps et Élizabeth. Cela entraîne beaucoup de bruit et affecte la qualité de vie des résidents », affirme-t-il. M. Dauplaise espère aussi qu’avec l’implantation du pont, le projet de prolongement de l’autoroute 30 vers l’est ne tombera pas à l’eau. « Avec la prolongation de l’autoroute 30 vers l’est, Sorel-Tracy et les alentours pourront se développer beaucoup. Cela évitera la congestion du réseau routier de la région de Montréal », conclut-il. (J.-P.M.)

image