14 mai 2019
Quatre-vingt-dix jours de prison pour avoir fait souffrir des animaux
Par: Jean-Philippe Morin

Willy est un des chiens rescapés par le Centre animalier Pierre-De Saurel en décembre 2017. Photothèque | Les 2 Rives ©

Yves Chiasson, de Sorel-Tracy, a été condamné à purger 90 jours de prison de façon discontinue, c’est-à-dire sur 45 fins de semaine, à partir du 11 mai, pour de la cruauté envers les animaux. Cette décision a été rendue par le juge Marc-Nicolas Foucault, le 29 avril, au palais de justice de Sorel-Tracy.

L’accusé a plaidé coupable aux deux chefs d’accusation auxquels il faisait face, soit d’avoir volontairement négligé ou omis de fournir à un animal domestique les aliments, l’eau, l’abri et les soins convenables et suffisants ainsi que d’avoir volontairement causé à un animal une souffrance sans nécessité. Les faits se sont déroulés entre le 1er et le 18 décembre 2017.

Outre les 90 jours de prison, Yves Chiasson sera soumis à une probation de deux ans à sa sortie et il devra effectuer 240 heures de travaux communautaires. L’homme de 46 ans devra aussi rembourser 3960,79 $ au Centre animalier Pierre-De Saurel (CAPS).

Il lui sera interdit d’être propriétaire d’un animal ou d’un oiseau, d’en avoir la garde ou le contrôle ou d’habiter un lieu où se trouve un animal pendant 10 ans.

Cas médiatisé

Le journal Les 2 Rives avait relaté l’intervention de la direction du CAPS le 20 décembre 2017. L’organisme avait été contacté par un voisin qui dénonçait la négligence du propriétaire. Les animaux ont alors été pris en charge et le dossier a été déposé à la Sûreté du Québec et à la Société protectrice des animaux de Montréal.

Selon les informations divulguées par la direction du refuge animalier lors du reportage, deux chiens, deux chats et un lapin en plus de poissons étaient dans l’appartement lors de l’intervention de ses employés. Les lieux étaient visiblement très insalubres avec beaucoup d’excréments sur le plancher. Les animaux étaient de leur côté aussi dans un piteux état, car ils étaient maigres et très sales.

À ce moment, ils ont tous été pris en charge par l’équipe du Centre, sauf un animal qui était décédé dû aux manques de soin et de nourriture. Il avait tenté de sortir de sa cage en tentant de la ronger, mais n’y était pas parvenu.

Un des animaux rescapés, Willy, a d’ailleurs fait l’objet d’une des émissions de Refuge animal lors de sa dernière saison au CAPS diffusée à l’hiver 2018, à TVA. À l’arrivée des intervenants, il était aveugle en raison des saletés et des excréments qui le recouvraient.

Avec la collaboration de Julie Lambert

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