16 avril 2018
Protection des eaux potables : Serge Péloquin demeure optimiste
Par: Sarah-Eve Charland

Le comité de pilotage est composé, entre autres, de la mairesse d'Austin, Lisette Maillé, d'un ingénieur-géologue, Marc Durand, du maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, du maire de Lanoraie, Gérard Jean, du docteur en droit et sociologie, Richard Langelier et de la mairesse de Sainte-Monique, Denise Gendron. (Photo : Gracieuseté)

Le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, est sorti encouragé d’une rencontre avec la ministre du Développement durable, Environnement et Lutte contre les changements climatiques, Isabelle Melançon, concernant le règlement sur la protection des eaux potables.

Treize personnes ont participé, dont la ministre, des hauts fonctionnaires et des membres du comité de pilotage. Ce dernier est l’instigateur des démarches visant à resserrer le règlement sur la protection des eaux potables. Il demande à ce que le règlement impose une distance minimale de 2 km des sources d’eaux potables aux entreprises d’exploitation d’hydrocarbure. Toutefois, le règlement provincial régit une distance de 1,5 km et prévaut sur le règlement municipal.

« Ça s’est bien passé, mentionne M. Péloquin. On a déposé les travaux de notre collectif scientifique. Le ministère a aussi ses propres avis scientifiques. Mme Melançon a demandé un avis neutre. »

Au cours des prochaines semaines, le comité de pilotage, en collaboration avec le ministère, cherchera le bon expert qui élaborera un avis scientifique neutre. « On a une approche très collaborative. Je trouve ça très positif. C’est une analyse complémentaire pour faire une moyenne entre l’avis du ministère et le nôtre. »

Plus de 300 municipalités ont sollicité le gouvernement il y a quatre ans pour se pencher sur la question. Elles ont été invitées à adopter une résolution il y a deux semaines afin de mandater les municipalités membres du comité de pilotage, dont Sorel-Tracy, à effectuer des démarches devant les tribunaux.

À l’heure actuelle, le comité de pilotage a reçu une soixantaine de résolutions. Pour le moment, ces démarches sont sur la glace tant que le ministère collabore dans le dossier.

« Si on ne reçoit pas de réponse favorable, on se donne le droit d’entamer des démarches devant les tribunaux », conclut-il.

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