24 février 2021
Projet de réforme majeure du système de transport dans la région
Par: Alexandre Brouillard

Les 12 maires de la MRC de Pierre-De Saurel ont adopté par résolution le plan du transport adapté et collectif régional concernant le transport intra et extra régional. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Les maires de la MRC de Pierre-De Saurel analysent actuellement la possibilité d’intégrer le transport extra régional à leur offre de services tout en améliorant leur plan de transport adapté et collectif régional. Une demande que Sorel-Tracy et Saint-Joseph-de-Sorel avaient depuis 2018.

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Le 10 février dernier, lors de la dernière séance du conseil de la MRC de Pierre-De Saurel, les 12 maires ont adopté par résolution le plan du transport adapté et collectif régional présenté par Simon Berthiaume, directeur général du Service de transport adapté et collectif régional (STACR).

« Simon Berthiaume a travaillé plusieurs mois sur ce plan régional de transport et je crois que son adoption est une bonne nouvelle pour l’accessibilité aux différents services de transports adaptés et collectifs sur l’ensemble du territoire de la MRC. […] Nous voulons centraliser notre offre de services de transport, améliorer le transport adapté et collectif régional ainsi qu’assurer l’offre de service interurbain Sorel-Tracy/Longueuil. Dans la proposition que l’on adopte, tous les services sont administrés dans la région par STACR, ce qui assurerait une gouvernance locale », affirme Serge Péloquin, président de STACR et maire de la Ville de Sorel-Tracy.

Selon lui, le transport rural dans la MRC est actuellement incomplet. « Par exemple, aujourd’hui, nous ne pouvons pas utiliser un transport collectif de Saint-David pour nous rendre à Saint-Aimé. […] Nous désirons donc offrir un système de transport collectif plus complet en zone rurale. Cette volonté est en lien avec notre politique de développement social qui permettrait aux citoyens en zone rurale d’utiliser le transport en commun pour aller à l’école, pour aller travailler ou tout simplement pour se rendre à leur rendez-vous », précise Serge Péloquin.

Simon Berthiaume ajoute que l’objectif du plan est aussi d’intégrer le transport extra régional aux services déjà offerts par la MRC et STACR. « Nous voulons avoir une vision plus globale pour assurer la coordination de tous les services : Taxibus, transport collectif adapté, rural et extra régional. Bref, mettre la gestion de tous ces services sous la même tutelle », soutient-il.

Alors que la MRC étudie actuellement la possibilité de centraliser tous les services de transport sous STACR, leur entente avec l’organisme de transport en commun, Exo, est arrivée à échéance le 31 décembre dernier. Malgré cette situation, Exo continue d’offrir le service de transport interurbain aux citoyens de la région. « Nous avons un accord de principe parce qu’ils savent bien que nous sommes en discussion en ce moment. Ils sont ouverts à l’idée de nous laisser gérer le transport dans notre MRC », soutient M. Péloquin.

Il affirme que pour concrétiser le projet, les maires de la MRC doivent faire une déclaration de compétence par résolution lors d’une séance ordinaire du conseil. « Nous souhaitons que ce soit lors de la prochaine assemblée (le 10 mars). Une fois cela fait, nous devrons nous pencher sur l’aspect administratif du projet, assurer la transition et monter une équipe de travail », énumère-il.

Les détails financiers

Lors de la dernière année, l’entente de transport avec Exo a coûté 2,3 M$ à la MRC, tandis que le projet tel qu’évalué et présenté par Simon Berthiaume coûterait 1,9 M$ par année. « Ce serait une économie d’environ 400 000 $ par année, si nous améliorons la gestion du transport intra régional et que nous acquérons le transport extra régional. Ce montant inclurait l’achat des bâtiments [terminus et garage] situés au 250, boulevard Poliquin. Ces bâtiments qui sont actuellement propriété d’Exo seraient acquis au coût de la dette », précise M. Péloquin.

« Si le projet va de l’avant, STACR devra trouver un transporteur qui devra à son tour louer le garage, le terminus et les bureaux. C’est donc dire que les revenus de location absorberont le coût d’achat des installations », ajoute Serge Péloquin.

Finalement, advenant la mise en branle du projet, les coûts du transport collectif et adapté seront répartis au prorata de la population des municipalités. Les coûts du service de Taxibus seront partagés entre les trois villes qui l’utilisent, soit Sorel-Tracy, Saint-Joseph-de-Sorel et Sainte-Anne-de-Sorel. De plus, les coûts du nouveau système de transport interurbain seraient partagés comme pour les ententes supralocales, c’est-à-dire que Sorel-Tracy assumerait 83 % de la facture et les 11 autres municipalités se partageraient le 17 % restant.

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