25 juin 2019
Premier bilan
Par: Louise Grégoire-Racicot

Forte d'une expérience de plus de 40 ans dans les médias, dont 37 au journal Les 2 Rives, Louise Grégoire-Racicot écrit une chronique hebdomadaire à propos de sujets régionaux.

Même s’il a modestement placé l’agrandissement de l’école de Yamaska – au coût autorisé de 8,5 millions de dollars – à la toute fin d’un communiqué, faisant le bilan de sa première session parlementaire, le député caquiste Jean-Bernard Émond peut se frotter les mains.

Il y avait déjà huit ans que la Commission scolaire de Sorel-Tracy avait entrepris des démarches pour obtenir l’agrandissement du pavillon Notre-Dame de l’École Intégrée d’Yamaska, notamment au nom de la sécurité des élèves qui fréquentent son pavillon Saint-Gabriel situé à côté du pont. Le long d’une route nationale à circulation dense, au trafic lourd courant.

Trois fois, le ministère a dit non. Heureusement, suivant la voie tracée à Saint-Roch-de-Richelieu, la Commission scolaire a fait équipe avec la municipalité d’Yamaska. Ce qui a permis de déposer un projet conjoint incluant un gymnase pouvant répondre aussi bien aux besoins des élèves qu’à ceux de la population. Une formule qui permet une utilisation accrue de ces équipements publics pour lesquels la municipalité défraie une partie des coûts.

Quelle formule intéressante pour mieux développer des milieux de vie mieux adaptés aux ménages et familles de tous les âges! Et ce, à frais partagés équitablement. Je crois que tous ceux qui ont adopté cette formule – Sorel-Tracy notamment – ne l’ont pas regrettée. C’est effectivement une bonne façon d’augmenter les services et d’exercer un attrait supplémentaire sur de nouveaux résidents potentiels.

Ainsi le gouvernement caquiste respecte sa volonté et promesse de placer l’éducation en priorité de ses préoccupations et pose des gestes concrets pour le faire.

Mais le député Émond doit aussi mener à bon port d’autres dossiers déjà ouverts en matière d’éducation dans la région, dont l’ajout d’éducateurs spécialisés, de psychologues et orthopédagogues en nombre suffisant pour contribuer à la réussite scolaire de plus d’enfants aux besoins variés.

Il devra aussi faire des pieds et des mains pour permettre l’agrandissement de l’école Saint-Gabriel-Lalemant où des élèves vont en classe dans des « roulottes » depuis deux ans. Une solution temporaire, avait-on alors évoqué qui ne doit surtout pas se perpétuer! Sans oublier la mise aux normes et la réouverture de l’école Saint-Viateur attendue impatiemment pour mieux combler les lacunes de locaux aussi.

Il faut compter que le poste d’adjoint parlementaire au ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, confié à M. Émond par le premier ministre, lui permettra de faire valoir les arguments en faveur de ces projets et de recevoir plus rapidement une réponse à ces besoins pressants.

Le député a du pain sur la planche également en matière de santé où la région réclame une meilleure mainmise sur sa gestion et les décisions qui déterminent ses orientations et dispenses de services ainsi que sur la fluidité des transports qui en permettrait un accès plus facile et efficace, peu importe d’où on arrive et où on va. Enfin, il doit contribuer à apporter des solutions locales à la pénurie de main-d’œuvre qui affecte ses entreprises. Et il le sait fort bien.

Jusqu’ici, il a fait montre de pragmatisme – comme son chef sait le faire – surtout que les cordons de la bourse bien remplie semblent s’ouvrir plus aisément.

Cela n’enlève rien à son mérite ni aux efforts qu’il doit y mettre, car plusieurs députés constatent et veulent aussi profiter de la situation pour accélérer les progrès de leur milieu. Mais ce faisant, M. Émond doit reconnaitre que plusieurs dossiers avaient été bien amorcés par son prédécesseur et bien préparés par le milieu.

Reste à voir à quelle vitesse il saura livrer la marchandise ou quelle imagination il mettra pour proposer une alternative tout aussi intéressante pour chaque situation qui se présentera.

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