20 avril 2021
Précieux bénévolat
Par: Louise Grégoire-Racicot

Forte d'une expérience de plus de 40 ans dans les médias, dont 37 au journal Les 2 Rives, Louise Grégoire-Racicot écrit une chronique hebdomadaire à propos de sujets régionaux.

Le milieu communautaire a reconnu, à l’occasion d’un gala virtuel le 15 avril, l’apport d’organismes, entreprises d’économie sociale et bénévoles au mieux-être régional. Un apport combien précieux!

Publicité
Activer le son

Ainsi a-t-il applaudi les bénévoles qui ont donné naissance à la Maison L’Ancrage Pierre-De Saurel, l’apport de Santé mentale Québec – Pierre-De Saurel et de L’Orienthèque, celui de Claude Cournoyer comme bénévole à L’Ardoise (groupe populaire en alphabétisation) et la contribution assidue et dévouée de Monique Roberge depuis 30 ans à diverses initiatives. Quant au public, il a retenu l’apport du Centre d’action bénévole du Bas-Richelieu, du Recyclo-Centre et de l’Ardoise.

Quelle belle brochette d’actions en divers secteurs et auprès de diverses clientèles! Une démonstration claire et nette que, sous des bannières différentes, ces initiatives, tant par la revendication que l’action directe, sont essentielles au milieu. D’autant précieuses qu’elles sont nées d’initiatives locales. Elles appartiennent donc au milieu. Et les groupes qui les parrainent sont administrés par des conseils d’administration formés de gens d’ici, élus démocratiquement pour le faire.

Voilà donc des organismes autonomes et responsables, libres et légitimés de contrôler pleinement leur mission, leurs activités.

Ainsi, parce qu’ils savent reconnaitre les besoins des gens et imaginer des moyens d’y répondre, ils sont indispensables au renforcement du lien social qui nous relie tous.

Mais pour être le plus efficace possible, ils ont de leur côté besoin du soutien inconditionnel des municipalités où ils évoluent, mais aussi de l’apport constant de bénévoles engagés. Ce n’est qu’à ces conditions que leurs coups porteront mieux. Le tout n’est-il pas, dans ce cas, plus grand que la somme de ses parties?

Heureusement, malgré la vague d’individualisme qui traverse le monde d’aujourd’hui, malgré la pandémie qui suscite des peurs, doutes et déceptions de toutes sortes, des bénévoles ont encore le souci, la générosité et la capacité de voir et combattre les injustices et misères de leurs concitoyens. Ils y consacrent beaucoup de temps. Et ils le font dans la région même, là où ils se sentent utiles, ajustés à leurs valeurs profondes, au sein d’organismes où mettre à contribution énergie, talent et expérience.

Voilà des gens qui décident certes d’être partie prenante et agissante de la région. Ils ont compris que la société est une organisation d’êtres humains interreliés comme les maillons d’une chaîne, où chacun doit vivre dans le respect d’autrui et entretenir avec ses concitoyens civisme, altruisme et solidarité.

Ils refusent ainsi d’être des électrons libres. Ils veulent plutôt contribuer à actualiser un « vivre-ensemble » plus harmonieux. Et c’est tout à leur honneur.

Même si des bénévoles évoquent diverses raisons – de nature aussi bien personnelle, que professionnelle ou sociale – qui les poussent à s’engager, certains y trouvent le sentiment du devoir accompli et tous le plaisir ressenti du partage. Ils reconnaissent aussi élargir leurs horizons tout en contribuant à améliorer les choses.

Ils sont omniprésents dans tous les milieux – santé, éducation, loisirs, sports et culture, etc. Le fait est qu’ils font vraiment une différence. Une différence malheureusement pas toujours appréciée à sa juste valeur, parce que souvent discrète ou méconnue. Mais une différence certaine qui ne peut se traduire que par plus d’équité, plus de solidarité, plus de petits bonheurs pour tous.

N’hésitons donc pas à apprécier leur apport sans prix qui doit susciter toute notre gratitude et admiration! Surtout, n’hésitons pas à le dire haut et fort en cette Semaine de l’action bénévole!

image