12 juillet 2016
Postes Canada et le syndicat écartent un arrêt du service
Par: Julie Lambert
Les négociations entre Postes Canada et ses employés se poursuivent sans menace d’interruption du service postal. | Photo: TC Média – Archives

Les négociations entre Postes Canada et ses employés se poursuivent sans menace d’interruption du service postal. | Photo: TC Média – Archives

Après avoir laissé planer une menace de grève et de lock-out, la direction de Postes Canada et ses employés ont écarté l’option d’utiliser ces mesures de pression afin d’en venir à une entente d’une nouvelle convention collective dans les prochaines semaines. Les employés à Sorel-Tracy sont confiants d’en arriver à une entente d’ici septembre.

Dans les derniers jours, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) avait proposé une trêve de 30 jours à son employeur afin d’en venir à une entente. Postes Canada a accepté à la condition que le syndicat accepte de se soumettre à l’arbitrage exécutoire en cas d’impasse.

Le STTP a toutefois rejeté cette contre-proposition de son employeur qui était, le 11 juillet, en position juridique de décréter un lock-out pour ses 50 000 employés syndiqués.

Le 10 juillet dernier, la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail du Canada, MaryAnn Mihychuk, a invité les deux parties à poursuivre leurs discussions au-delà de l’échéance du préavis de lock-out.

La société d’État a donc retiré son préavis de 72 heures ce qui a écarté la menace de lock-out, souligne sa porte-parole, Aurélie Walsh. Postes Canada a accepté parce que le syndicat a également donné l’assurance de ne pas utiliser son droit de grève, ajoute-t-elle.

« Notre objectif est de mener des négociations sérieuses et d’en venir à une entente équitable pour nos employés, mais également qui gardera des tarifs abordables pour notre clientèle. Il reste encore beaucoup de travail à faire dans ces négociations. Le système demeurera en fonction et nous sommes opérationnels comme d’habitude. »

Pas loin du but

Entamées depuis décembre 2015, les négociations achoppent sur la question salariale et sur le régime de retraite. La décision des deux parties de continuer les négociations a été très bien accueillie par les employés de la région, affirme le président du syndicat local de la STTP, André Richer.

« C’est un soulagement pour les employés. S’il faut aller en grève, on va y aller, mais on préférerait ne pas en arriver là. Postes Canada a brandi à plusieurs reprises la menace du lock-out en disant que cela lui faisait perdre de l’argent au niveau des colis qui étaient transférés à d’autres compagnies. C’était une fausse manœuvre pour paraître désemparé devant la population, mais 80% de la livraison des colis ont été récupérés par Purolator, qui est détenu à 80% par Postes Canada », soutient-il.

L’intervention du gouvernement libéral dans les démarches de négociations a été salutaire, croit le président du syndicat.

« La ministre et le premier ministre Justin Trudeau nous ont demandé de nous asseoir et de nous entendre. C’est pour cela que la menace de lock-out a été écartée » souligne M. Richer.

Il espère que la reprise des négociations pourra se régler rapidement dans les prochaines semaines. « J’ai bonne espérance que cela se réglera avant le début du mois de septembre. Tout peut arriver, mais j’ai le feeling qu’une entente sera soumise avant la fin de la période de 30 jours. »

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