9 juillet 2020
Portrait économique : Plamondon critique les libéraux
Par: Jean-Philippe Morin

Louis Plamondon. Photothèque | Les 2 Rives ©

Le député de Bécancour—Nicolet—Saurel et président du caucus du Bloc Québécois, Louis Plamondon, déplore, via un communiqué, que le gouvernement ne profite pas du portrait économique pour apporter les modifications nécessaires aux différents programmes d’aide pour soutenir les secteurs économiques qui vivront des difficultés dans les mois à venir.

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Selon le Bloc Québécois, le fédéral doit transférer le 14 G$ aux provinces sans condition. « Avec les coûts en santé qui ont explosé, la facture pour Québec et les provinces est très salée. Le 14 milliards ne couvrira qu’une partie de ces nouveaux coûts. Les conditions imposées ne servent à rien sinon à centraliser davantage le pouvoir du fédéral en minant celui des provinces », soutient Louis Plamondon.

Ottawa doit modifier la Prestation canadienne d’urgence pour y inclure un incitatif à l’emploi, croit le député. Il propose de prendre l’exemple de l’assurance-emploi, alors que le prestataire pourrait conserver 50 sous pour chaque dollar gagné au-dessus du 1000 $. « Au moment où les commerces rouvrent, le gouvernement doit changer son message et il est plus que temps de modifier la prestation », soutient le député du Bloc Québécois.

Finalement, la subvention salariale doit être étendue aux secteurs saisonniers comme le tourisme et la culture, soutient-il.

« La solution est simple : verser la subvention sur la base des salaires de l’an dernier plutôt que ceux du mois de février, alors que les entreprises saisonnières étaient fermées », ajoute Louis Plamondon. Il avance que le programme d’aide aux loyers est un échec puisque seulement 29 000 demandes ont été faites pour l’ensemble du Canada.

Le député évoque une solution pour que le gouvernement se sorte de ce déficit historique de 343,2 milliards. « Il mise tout sur des obligations, plutôt que de trouver de nouveaux revenus. Le message du gouvernement est clair : les géants du web, les banques et les multinationales qui ne paient pas leurs impôts pourront continuer à s’enrichir sur le dos des Québécois. L’endettement record ne change rien à la donne. C’est grave et ça doit changer », conclut le député de Bécancour—Nicolet—Saurel.

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