24 avril 2017
« Plus la saison avançait, plus je prenais confiance » – Anthony Beauvillier
Par: Jean-Philippe Morin

Anthony Beauvillier ne s’en cache pas; le début de saison a été difficile avec les Islanders de New York. Personne ne le voyait percer l’alignement à seulement 19 ans. Presque sept mois plus tard, l’attaquant sorelois se dit satisfait de ce qu’il a accompli à sa saison recrue.

En 66 matchs, Anthony Beauvillier a compté neuf buts et amassé 15 aides pour un total de 24 points. Il a aussi récolté un différentiel de +1. Malgré ces chiffres, il a admis que l’adaptation a été plus difficile lors de son arrivée avec l’équipe.

« Il a fallu que je m’adapte, ça a été plus long que prévu, raconte-t-il. Mais quand je regarde l’ensemble, je pense qu’à 19 ans, j’ai connu une bonne saison. Plus la saison avançait, plus je prenais confiance. […] Les joueurs ont fait une bonne job pour me faire sentir à l’aise », souligne le Sorelois.

Il nomme notamment le capitaine John Tavares, assis à ses côtés dans le vestiaire. « C’est notre leader. Notre équipe est basée sur lui. Il est à son affaire, c’est devenu mon ami. Il m’a beaucoup aidé. »

Beauvillier dit avoir apprécié chaque moment au cours de la saison. Que ce soit son premier match en carrière, son premier but ou son premier match au Centre Bell, « tout a été spécial », dit-il.

« Il y a un gros step du junior à la Ligue nationale », remarque le #72 des Islanders.

Le temps de glace et le changement d’entraîneur

Laissé de côté à une quinzaine de reprises pendant la saison, Beauvillier admet que la situation n’a pas toujours été facile.

« C’était dur mentalement, je me sentais moins important. C’est un sentiment d’impuissance. Ça m’a permis de m’entraîner et de me reposer pour la fin de la saison. […] Ça n’a pas été facile puisque c’est surtout arrivé au début de l’année, mais en deuxième moitié de saison, j’ai été de l’alignement presque tous les matchs », explique Beauvillier.

Les succès des Islanders et du jeune attaquant coïncident avec le congédiement de l’entraîneur Jack Capuano survenu le 17 janvier. L’assistant Doug Weight a pris la relève et il a mené les Islanders à la porte des séries.

« Son arrivée nous a fouettés, admet le hockeyeur. On n’a pas changé grand-chose dans notre système, mais on a pris ça comme une claque dans la face. On ne se faisait pas déclasser en début de saison, mais avec son arrivée, on s’est mis à gagner. C’est un gars très respecté; on sait ce qu’il a fait quand il était joueur. Il prend soin de nous. »

Le Sorelois voit d’un bon œil son retour pour la prochaine saison en tant qu’entraîneur-chef.

À un point des séries

Les Islanders de New York se sont accrochés à un mince espoir, en fin de saison, de participer aux séries. Il leur fallait gagner leurs six derniers matchs de l’année, ce qu’ils ont fait. Il leur fallait cependant espérer deux défaites des Maple Leafs de Toronto dans les deux derniers matchs, ce qui n’est pas arrivé.

« C’est vraiment le début de saison qui nous a tués. On a aussi perdu beaucoup de matchs en prolongation ou par un seul but. On a tout donné en fin de saison. C’est dommage », lance Anthony Beauvillier.

Maintenant que sa saison recrue est terminée, Beauvillier est de retour chez ses parents, à Saint-Hyacinthe. Il veut se préparer adéquatement pour sa deuxième année avec les Islanders.

« Je veux arriver au camp plus fort physiquement. J’avais un peu de difficulté avec mes bagarres à un contre un le long des rampes, alors que normalement, c’était ma force. Je veux gagner en puissance et en force. Je me suis bien habitué à la vitesse d’exécution de la Ligue », conclut-il.

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