22 septembre 2015
Plongeon dans l’histoire et la bravoure de trois héros québécois
Par: Julie Lambert
L’auteur Luc Bertrand offre une incursion dans les deux grandes guerres mondiales où trois soldats canadiens-français se sont démarqués. | Photo: Gracieuseté - Philippe Manning

L’auteur Luc Bertrand offre une incursion dans les deux grandes guerres mondiales où trois soldats canadiens-français se sont démarqués. | Photo: Gracieuseté - Philippe Manning

L’écrivain de Saint-Ours, Luc Bertrand, plongera les lecteurs dans l’histoire de héros de guerre québécois dans son tout nouveau roman Trois histoires de bravoure – Le Canada français et la Croix de Victoria. Il parlera de son envie de partager ce pan de l’histoire très méconnu dans la province lors d’une séance de signatures qui aura lieu à Saint-Ours le 27 septembre, de 14h à 16h.

Auteur prolifique, Luc Bertrand était un adolescent la première fois qu’il a entendu parler des trois militaires, tous originaires du Bas-du-Fleuve, soit Joseph Kaeble, Jean Brillant et Paul Triquet.

« Mon désir d’écrire ce livre découle d’un souvenir d’enfance. J’ai visité la Citadelle de Québec à l’âge de 14 ans. Je me souviens qu’on y parlait de ces trois militaires, mais je me demandais pourquoi on n’en savait si peu sur eux et sur leurs faits d’armes », souligne l’écrivain.

Après plusieurs recherches, M. Bertrand a réalisé que sur 94 soldats ayant reçu la Croix de Victoria, seulement trois étaient canadiens francophones. Cette distinction est décernée dans des cas de bravoure souvent extrêmes et à titre posthume.

Des actes dignes de mention

Dans son ouvrage, les lecteurs pourront découvrir la vie des trois militaires décorés. Selon M. Bertrand, leurs actes ont été d’un courage sans borne. Il raconte que Joseph Kaeble a reçu cette distinction pour sa participation à la Première Guerre mondiale en juin 1918.

Le caporal était dans une tranchée avec sa compagnie quand lui et son groupe ont été bombardés par les Allemands. Le soldat est ensuite sorti de la tranchée et s’est mis à mitrailler les ennemis qui avançaient. « Il a tué 50 Allemands malgré qu’on ait tiré sur lui à plusieurs reprises », décrit-il.

La même année pendant la bataille d’Amiens, le lieutenant Jean Brillant s’est distingué en retournant à trois reprises sur le front en l’espace de 24 heures pour prendre d’assaut des positions ennemies où se trouvaient des mitraillettes.

« Il a été blessé au bras, à la tête et la troisième fois, il a été blessé mortellement au ventre par des éclats d’obus », raconte avec admiration l’auteur.

Le troisième militaire, Paul Triquet, était commandant d’une compagnie en 1943 et devait prendre un petit village. Il a tenu pendant plusieurs jours aux attaques jusqu’à l’arrivée de renfort. À la fin, sur les 81 hommes de sa compagnie, il en restait huit, dont lui.

L’auteur trouve regrettable que trop peu de gens connaissent l’histoire des trois militaires québécois.

« Mon défi a été de trouver de l’information. On dirait que la guerre a été occultée par les historiens et je trouve ça dommage. Pendant longtemps, cette partie de l’histoire était considérée comme une période noire pour le Québec en raison de la circonscription. Aller se battre en Europe, c’était aller se battre pour l’Angleterre », conclut-il.

Une séance de signatures aura lieu le 27 septembre, de 14h à 16h, à la salle du conseil de ville de Saint-Ours. Le livre est disponible dans plusieurs librairies, dont quelques-unes à Sorel-Tracy.

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