9 décembre 2020
Plamondon se réjouit des compensations offertes aux producteurs sous gestion de l’offre
Par: Jean-Philippe Morin

Les producteurs laitiers, nombreux dans la MRC de Pierre-De Saurel, peuvent pousser un soupir de soulagement après l’annonce du gouvernement de les compenser. Photothèque | Les 2 Rives ©

Le député de Bécancour–Nicolet–Saurel, Louis Plamondon, se dit très soulagé que le gouvernement fédéral annonce une grande partie de l’aide promise aux producteurs et aux transformateurs sous gestion de l’offre. Un enjeu important dans la grande région de Sorel-Tracy, qui en compte plusieurs.

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« Évidemment, les producteurs laitiers poussent un réel soupir de soulagement. Ces derniers pourront enfin obtenir leurs indemnisations. Quant aux autres secteurs sous gestion de l’offre, ceux-ci ont obtenu un montant global de compensation, mais les détails du programme restent à venir », fait valoir le député.

Rappelons que le gouvernement libéral a annoncé, le 28 novembre, que des compensations de plus de deux milliards de dollars seront accordés aux producteurs laitiers, de volailles, d’œufs et de dinde. Concernant les producteurs laitiers, plus de 450 M$ leur seront distribués avant le mois de mars. Au total, 1,4 milliard de dollars seront distribués en trois ans pour ce secteur.

Selon M. Plamondon, les dommages occasionnés par les brèches faites au système agricole québécois par les concessions des trois derniers accords commerciaux sont toutefois permanents. « Aucune compensation ne permettra de rétablir l’équilibre que l’on avait réussi à acquérir. Il faut donc mettre un terme définitif à cette opération de démantèlement », indique-t-il.

Projet de loi

La solution, selon Louis Plamondon, est l’adoption de son projet de loi déposé il y a quelques jours à la Chambre des communes. « Grâce à ce projet de loi C-216, le gouvernement fédéral ne pourra prendre d’engagements, par traités ou par ententes en matière de commerce international, qui aurait pour effet d’affaiblir la gestion de l’offre », précise-t-il.

Le Bloc Québécois et l’UPA s’étaient associés pour le dépôt de ce projet de loi. Selon le Bloc, c’est près de 10 % de part de marché que les producteurs et les transformateurs ont perdu au change avec l’Accord de partenariat transpacifique (PTPCG), l’Accord économique et commercial global (AECG) et l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), et ce, seulement pour le secteur laitier, un vecteur d’économie important dans la région.

« Uniquement pour les producteurs laitiers, ce sont des manques à gagner permanents de l’ordre de 450 M$ par année que les concessions leur coûtent. Pour l’ensemble des productions et de la transformation sous gestion de l’offre, on est clairement au-dessus du demi-milliard de dollars », ajoute le porte-parole du Bloc Québécois en matière d’agriculture, Yves Perron.

Deux oublis selon le Bloc

Selon Louis Plamondon, les transformateurs de l’ensemble des secteurs ont été écartés de cette annonce d’aide de la ministre. De plus, il n’y a toujours aucune compensation pour l’ACEUM (ancien ALENA).

« Nous continuerons nos pressions sur le gouvernement aux côtés des gens du milieu agricole afin qu’ils obtiennent la juste part des compensations qui leur est due. Finalement, la ministre de l’Agriculture a réitéré sa promesse de n’accorder aucune autre concession à la gestion de l’offre dans les accords futurs, incluant dans les négociations avec le Royaume-Uni. C’est une grande déclaration et nous espérons qu’elle sera suivie d’un geste concret en adoptant mon projet de loi C-216 », conclut Louis Plamondon.

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