14 janvier 2016
Perchaude: efforts à faire à l’embouchure de la rivière Saint-François
Par: Deux Rives
Un moratoire sur la perchaude est en vigueur depuis mai 2012 au lac Saint-Pierre. | Gracieuseté

Un moratoire sur la perchaude est en vigueur depuis mai 2012 au lac Saint-Pierre. | Gracieuseté

Une étude pour améliorer l’habitat de la perchaude du lac Saint-Pierre à l’embouchure de la rivière et de la baie Saint-François a permis de trouver quelques pistes de solutions.

Ces secteurs, qui étaient historiquement très fréquentés par la perchaude, sont considérés comme étant des zones à fort potentiel pour la fraie. Ils sont toutefois victimes d’une dégradation depuis quelques années.

Après avoir effectué une caractérisation complète du secteur, le Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF) a émis plusieurs recommandations pour favoriser l’accès aux sites de reproduction.

Des travaux de nettoyage de fossés ainsi qu’un aménagement de bandes riveraines ont été proposés afin de protéger une superficie de plus de 30 hectares. Avec l’accord des producteurs agricoles touchés, cette aire pourrait servir d’habitats de reproduction, d’alimentation ou de repos pour la perchaude.

Il y a aussi les chenaux de l’île Landry et de l’île à Cochon, présentement encombrés d’un tapis de végétation, dont l’étude recommande un grand nettoyage pour assurer la libre circulation du poisson, particulièrement durant les années de faible crue.

Pour assurer l’efficacité et la durabilité des aménagements, les apports en nutriments et en sédiments doivent aussi être réduits, selon ce qu’indique l’étude. Le COGESAF souhaite d’ailleurs la réalisation d’activités de sensibilisation et de formation aux changements de pratiques culturales destinées aux producteurs de la plaine inondable.

Pour la réalisation de l’étude, le COGESAF a bénéficié d’une aide financière du programme d’Amélioration de la qualité des habitats aquatiques (AQHA) de la Fondation de la faune et l’appui de plusieurs partenaires.

Cette étude fait partie des efforts consentis pour le rétablissement de l’espèce dans le secteur du Bas-Saint-François, où l’on note des pertes d’habitats de reproduction et d’alevinage.

On se souviendra qu’au printemps 2014, le Bureau Environnement et Terre d’Odanak avait adouci une pente du premier marais de la commune d’Odanak pour le relier à la rivière Saint-François. Celui-ci est idéal pour la reproduction du poisson, mais devenu était infranchissable.

L’opération avait eu des résultats concluants selon une analyse menée un an plus tard, alors que les poissons circulaient pour aller y frayer.

Rappelons que le ministère de l’Environnement a émis un moratoire de cinq ans sur la pêche à la perchaude au lac Saint-Pierre le 4 mai 2012. Il reste maintenant un peu plus d’un an à ce moratoire.

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