10 novembre 2015
Pas de réseau d’égoût encore à l`Île d’Embarras
Par: Louise Grégoire-Racicot
L’Île d’Embarras est un milieu qui rappelle à plusieurs les bayous de la Louisiane. | Photo TC Média - Louise Grégoire-Racicot

L’Île d’Embarras est un milieu qui rappelle à plusieurs les bayous de la Louisiane. | Photo TC Média - Louise Grégoire-Racicot

Les eaux usées des résidents de l’île d’Embarras, à Sainte-Anne-de-Sorel, continuent d’être déversées directement dans le fleuve.

Et son maire Michel Péloquin, un des plus verts de la MRC de Pierre-De Saurel, souhaite fortement corriger la situation. Mais sa municipalité n’a pas pu encore faire accepter par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, une technologie que les fonctionnaires jugeraient adéquate pour désormais canaliser ces eaux usées.

« La zone est en territoire de 0 à 2 ans inondable. On a déjà déposé, en mai dernier, un projet comme celui qui a été avalisé à Bécancour. Si jamais cette technologie est acceptée, nous devrions être en mesure de l’implanter », explique le maire.

Une trentaine de résidences sont implantées sur l’île dont la moitié sont habitées à l’année longue, estime-t-il. « Les citoyens ont hâte que cette situation se règle. On cherche une solution mais le ministère n’aide en rien. On nous relance constamment la balle », dénonce–t-il.

Le projet est sur la table depuis 2007 alors qu’une première étude a été déposée. Puis une seconde en 2010 et une troisième en 2015.

La municipalité est loin d’en être à ses premières impatiences avec ce ministère, dit le maire. Il a fallu plusieurs mois avant qu’il n’accepte récemment, que soit réparée la descente de bateaux qui avait des trous.

Une réponse sous peu

Quant au porte-parole du ministère, Daniel Messier, il précise que la municipalité a bien présenté un projet de prolongement d’aqueduc et d’implantation d’un réseau de collecte des eaux usées qui concerne 33 résidences dont 18 permanentes, situées sur le littoral du fleuve. « Le projet propose d’avoir recours à une nouvelle technologie d’assainissement. Le ministère analyse présentement l’étude préliminaire déposée en vue d’émettre un avis à la municipalité concernant l’étude déposée et la technologie nouvelle proposée. »

Contrairement au projet de Bécancour, précise-t-il, les résidences sont situées dans le littoral du fleuve Saint-Laurent. « Par conséquent, le projet doit respecter les normes de l’article 3.3 de la Politique de la Protection des rives, du littoral et des plaines inondables, qui établit les constructions, les ouvrages et les travaux permis en littoral. »

La décision devrait être prise d’ici quelques semaines, conclut-il.

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