13 juillet 2015
Pas de récupération pour les élèves cet automne
Par: Sarah-Eve Charland
Les enseignants de la région ont manifesté le 5 juin dernier devant l’école secondaire Fernand-Lefebvre. | Photo: TC Média – Sarah-Eve Charland

Les enseignants de la région ont manifesté le 5 juin dernier devant l’école secondaire Fernand-Lefebvre. | Photo: TC Média – Sarah-Eve Charland

Les enseignants de la région ne reculent devant rien pour obtenir de meilleures conditions de travail dans le cadre du renouvellement des conventions collectives de la fonction publique. Dès l’automne, ils ne donneront plus de récupération et ne participeront plus à divers comités.

Les enseignants appliqueront à la lettre ce que demande le gouvernement afin de démontrer tous les efforts mis en place par le personnel bénévolement pour améliorer la vie des élèves.

« Les enseignants en font toujours plus pour ajouter de la vie dans les écoles. Le but est de démontrer que, sans leur contribution, il y a beaucoup d’activités qui ne se feraient pas », explique Sonia Éthier du Syndicat de l’enseignement du Bas-Richelieu.

Les moyens de pression ont été votés unanimement lors de la dernière assemblée générale en mai dernier. Tous les enseignants du Québec procéderont aux mêmes moyens de pression.

Les enseignants travailleront 35 heures ni plus ni moins. Ils ne pourront donc plus donner de récupération sur l’heure du midi, ni participer à des comités comme celui de la bibliothèque, des activités d’accueil ou des activités de Noël.

« Mine de rien, on dépasse largement nos 35 heures de travail à l’école. Les enseignants se pilent sur le cœur parce que c’est dans leur nature d’en faire plus pour les élèves », ajoute-t-elle.

Les activités parascolaires, inscrites dans la convention collective, seront toujours animées. « Pour un voyage de plusieurs jours, l’enseignant doit être avec les élèves 24h. Ça aussi, ça dépasse les 35 heures. Ils devront s’entendre avec l’école pour une compensation », explique Mme Éthier.

Les négociations perdurent depuis le début de l’année 2015. Elles achoppent sur les clauses touchant les services à l’élève, les ratios, le salaire et le régime de retraite.

Un employeur silencieux

La Commission scolaire de Sorel-Tracy a refusé de commenter la situation.

De son côté, le ministère de l’Éducation a également refusé d’émettre des commentaires sur le dossier.

« Les enseignants ont le droit d’utiliser des moyens de pression. Toutefois, ils doivent toujours respecter le Code du travail et leur contrat de travail. Les commissions scolaires s’assureront de faire respecter ces conditions », mentionne la responsable des relations de presse du ministère, Esther Chouinard.

Du côté du comité des parents, le commissaire Martin Cyr affirme que les parents sont compréhensifs. « Malgré les négociations, nous avons pu constater un grand respect pour les élèves et les parents dans nos écoles. Selon moi, et pour plusieurs, ce qui est le plus inquiétant pour les parents, ce sont les compressions budgétaires qui nous viennent du gouvernement. »

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