24 août 2015
« On ne peut se permettre d’en perdre un seul »
Par: Deux Rives
Alexandre Soulières et Martine Roy estiment que les jeunes ont aussi besoin de soutien sur le volet social. | Remy Boily        514-914-1005

Alexandre Soulières et Martine Roy estiment que les jeunes ont aussi besoin de soutien sur le volet social. | Remy Boily 514-914-1005

Le Regroupement des Carrefours jeunesse-emploi du Québec (RCJEQ) estime que la province ne peut se permettre de discarter un seul jeune du marché du travail avec la pénurie de main-d’œuvre qui s’annonce. C’est pourquoi l’organisme a déposé un mémoire où elle soumet 34 recommandations qu’il estime nécessaires pour maximiser les chances des jeunes sur le marché du travail.

Plusieurs directeurs des Carrefours jeunesse-emploi (CJE) de la Montérégie étaient réunis, le 13 août, au CJE comtés Iberville/Saint-Jean afin de présenter leur mémoire et de discuter des spécificités régionales. On compte 16 CJE dans la région, dont celui de Pierre-De Saurel, situé au centre-ville de Sorel-Tracy, qui emploie une dizaine de personnes.

Les recommandations visent les saines habitudes de vie des jeunes, la persévérance et réussite scolaire, la place des jeunes dans le marché du travail, l’insertion socioéconomique ainsi que l’implication citoyenne des jeunes.

« Les recommandations que nous suggérons sont mises de l’avant pour que les jeunes aient de meilleures chances d’accéder au marché du travail et à minimiser les risques d’exclusion sociale, souligne le directeur général du RCJEQ, Alexandre Soulières. Compte tenu de ce qui nous attend sur le marché du travail, nous estimons que nous n’avons pas le luxe d’échapper un seul jeune. »

La condition de marché du travail à laquelle M. Soulières réfère est le départ massif des baby-boomers à la retraite au cours de prochaines années. Emploi-Québec prévoyait, l’an dernier, environ 133 000 emplois à combler d’ici 2017 pour la Montérégie et plus de 700 000 pour la province.

Politique jeunesse

Le RCJEQ a présenté son mémoire au Secrétariat à la jeunesse le 12 août dans le cadre de la consultation qui conduira à l’élaboration de la prochaine Politique québécoise de la jeunesse.

La « recommandation phare » de l’organisme est de « donner accès à tous les jeunes du Québec à des services qui répondent à leurs besoins ». Cet accès passerait par le soutien des CJE dans leur rôle par le gouvernement.

Les recommandations tournent autour de quatre axes, les deux premiers relevant de volets sociaux comme les saines habitudes de vie et la persévérance scolaire.

« On associe beaucoup les CJE au travail, convient la directrice générale du CJE comtés Iberville/Saint-Jean, Martine Roy. Mais avant qu’un jeune n’accède au marché du travail, il faut s’assurer qu’il y ait accès en développant certains comportements et habiletés. »

Les CJE proposent notamment le développement de stratégies de sensibilisation pour identifier les comportements à risque, reconnaître la conciliation travail-famille comme un facteur favorisant la persévérance scolaire et renforcer les mesures incitatives qui récompensent l’action bénévole.

Travail

Du côté du travail, on suggère entre autres de développer l’expertise entrepreneuriale dans les CJE, soutenir l’approche inclusive en intégration socioprofessionnelle des immigrants et renforcer l’accompagnement des jeunes en entreprise pour favoriser leur maintien en emploi.

« Les CJE permettent aux jeunes de vivre des transitions importantes, estime Alexandre Soulières. Nous espérons que le gouvernement reprendra nos recommandations dans sa nouvelle politique jeunesse. »

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