16 juin 2016
« On a tellement travaillé fort pour cette coupe » – Marc-André Fleury
Par: Jean-Philippe Morin
Marc-André Fleury, lors du regroupement au parc Regard-sur-le-Fleuve en 2009. | Photo: TC Média – Pascal Cournoyer

Marc-André Fleury, lors du regroupement au parc Regard-sur-le-Fleuve en 2009. | Photo: TC Média – Pascal Cournoyer

Marc-André Fleury a encore en tête la victoire des siens en 2009, après une difficile défaite l’année précédente en finale. Depuis ce temps, les Penguins n’étaient jamais retournés en finale de la Coupe Stanley. C’est pour cette raison que le gardien sorelois apprécie autant cette coupe, même s’il a été relégué au rôle de second pendant les séries.

« On a tellement travaillé pour cette coupe », confie Fleury en entrevue téléphonique, le 15 juin, après le défilé qui a rassemblé plus de 400 000 personnes dans les rues de Pittsburgh. « J’ai été en finale en 2008, puis remporté la finale en 2009. Quand on est jeune et qu’on vit ça, on s’attend à y retourner plus souvent, mais j’ai réalisé que c’est très difficile et qu’il faut savourer ce genre de moment », souligne-t-il.

Avant sa commotion cérébrale subie le 31 mars, Fleury connaissait probablement une de ses meilleures saisons en carrière. En 58 sorties, le cerbère avait une fiche de 35-17-4, en plus d’une excellente moyenne de buts alloués de 2,29 et un pourcentage d’arrêts plus que respectable à ,921.

« D’un côté personnel, ça a bien été. Le changement d’entraîneur et certaines acquisitions ont propulsé l’équipe vers les séries et on avait un bon momentum », ajoute-t-il.

Mais l’émergence de Matt Murray en fin de saison et au début des séries durant son absence a fait en sorte que le Sorelois, après qu’il ait été remis de sa blessure, a dû regarder ses coéquipiers du bout du banc.

« Ce n’était pas toujours évident », admet-il. « J’étais habitué de jouer beaucoup, mais Murray a très bien goalé. J’étais là pour lui, je l’encourageais et je voulais gagner par-dessus tout. » Cette attitude lui a d’ailleurs valu plusieurs compliments aux quatre coins de la Ligue nationale.

Malgré cette situation, Fleury mettait constamment les bouchées doubles à l’entraînement. Ses coéquipiers aussi. Il ne voulait pas les laisser tomber et il devait être prêt pour chaque éventualité. Le gardien de 31 ans a même eu la chance de garder les buts lors du match #5 de la finale de l’Est, contre le Lightning de Tampa Bay, alors que l’égalité était de 2-2 dans la série. Mais à la suite d’une défaite en prolongation, son entraîneur a redonné le filet à Matt Murray, qui a gagné les matchs #6 et 7, puis la finale de la Coupe Stanley contre les Sharks.

Sorel-Tracy tatouée sur le cœur

Même s’il ne sera pas présent demain, le 17 juin, à son tournoi de golf annuel au Club de golf Les Dunes à l’occasion de la 9e Classique Beauchemin-Fleury, le #29 des Penguins avait un message à lancer aux Sorelois : « J’aimerais remercier les gens de Sorel-Tracy pour leur support. Je me sens extrêmement soutenu par les Sorelois. Je suis fier de représenter ma ville », lance-t-il, tout en invitant les gens à donner à la Fondation du Cégep de Sorel-Tracy.

Sa sœur lui a d’ailleurs fait parvenir le message lancé par le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, sur sa page Facebook. « C’est touchant. C’est le fun de se sentir aussi supporté », ajoute-t-il.

Quant à un possible regroupement au parc Regard-sur-le-Fleuve cet été lorsqu’il aura la Coupe Stanley en sa possession, Fleury ne souhaite pas s’avancer. « Je n’ai pas encore les dates, mais je ne sais pas encore ce qu’on va faire. Je verrai avec ma famille », conclut-il.

En 2009, plus de 7000 partisans s’étaient regroupés, malgré la pluie, au parc Regard-sur-le-Fleuve pour accueillir leur héros local.

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