27 juillet 2021
Grâce à l’obtention d’une licence de Santé Canada
Nuances MJ peut enfin commencer ses activités de transformation de cannabis
Par: Alexandre Brouillard

Nuances MJ commencera bientôt la transformation de cannabis en sous-traitance dans l’ancienne prison de Sorel-Tracy. Photo gracieuseté

La transformation de cannabis à des fins récréatives peut enfin débuter dans l’ancienne prison de Sorel-Tracy située au 75, boulevard Poliquin, alors que l’entreprise Nuances MJ a reçu sa licence de type transformation de la part de Santé Canada, le 16 juillet dernier.

Publicité
Activer le son

Bien que l’entreprise est prête à entrer en opération depuis le mois d’août 2020, elle vient tout juste de recevoir sa licence tant attendue pour commencer la transformation de cannabis. En ayant maintenant le feu vert de Santé Canada, le président de Nuances MJ, Rolland-Pierre Chalifoux, se dit heureux d’enfin pouvoir commencer la production après plusieurs mois d’attente et de délais administratifs.

M. Chalifoux admet néanmoins que ces délais administratifs ont créé des impacts négatifs pour l’entreprise. « Le retard fait qu’il y a déjà beaucoup plus de compétition sur le marché du cannabis. Sans oublier que les derniers mois n’ont pas été faciles pour nos finances. Lors des débuts de l’entreprise, je savais dans quoi je m’embarquais, mais je n’avais pas vu venir la pandémie. Malgré tout, je suis fier qu’on soit passé à travers ces mois plus difficiles », admet-il.

Malgré l’obtention de sa licence de transformation, l’entreprise soreloise devra encore patienter avant de voir ses produits sur des tablettes. « Nous avons encore des étapes à franchir avant de pouvoir produire nos joints préroulés Irony Cannabis. On doit démontrer que notre chaine de transformation répond aux nombreux standards de Santé Canada. C’est un domaine assez strict, mais j’espère voir nos produits sur les tablettes des commerces le plus rapidement possible », explique M. Chalifoux.

D’ici là, Nuances MJ offre la possibilité à des producteurs de cannabis possédant déjà une licence de produire des joints préroulés en sous-traitance. « On commencera la transformation en sous-traitance sous peu. Pour l’instant, on se familiarise avec nos équipements », mentionne-t-il.

Lorsque l’entreprise aura l’accord de Santé Canada, elle pourra produire ses propres produits qui pourront ensuite être distribués partout au Canada. « Nous avons notre licence fédérale pour vendre dans toutes les provinces du pays. Avec notre marque Irony Cannabis, nous souhaitons devenir des leaders dans les joints préroulés », précise Rolland-Pierre Chalifoux.

Une quarantaine d’employés d’ici 2022

Alors qu’il semble difficile pour le président de Nuance MJ d’estimer le nombre de joints qui seront produits par l’entreprise lors des prochains mois, il explique que l’objectif est de commencer graduellement les activités pour pouvoir embaucher de plus en plus de personnes.

« Pour l’instant, nous sommes 10 employés. Au fur et à mesure que nous ferons de la sous-traitance, nous engagerons plus de gens. L’embauche sera graduelle en fonction de nos clients, mais j’espère avoir une équipe d’une quarantaine de personnes au début de la nouvelle année », affirme M. Chalifoux.

« Une fois que nous aurons le droit de produire notre propre marchandise, nous nous concentrerons dans les produits spécialisés prêts à fumer, ajoute-t-il. On veut absolument offrir des produits qui auront un bon rapport qualité-prix. »

Emballage écoresponsable

Lorsque les joints préroulés d’Irony Cannabis seront sur les tablettes, M. Chalifoux veut que ces derniers soient écoresponsables. « Ils seront abordables et vendus dans des emballages écoresponsables. Les emballages en plastique sont une problématique dans le monde de la consommation de cannabis et on souhaite vraiment offrir une expérience qui se démarque avec Irony », soutient-il.

« Je crois qu’être écoresponsable, c’est l’avenir dans le monde du cannabis et ça va contribuer à l’expansion de l’entreprise qui apporte beaucoup d’aspects positifs dans notre région », conclut Rolland-Pierre Chalifoux.

image