1 décembre 2020
« Nous sommes dans une crise sanitaire majeure, mais nous allons traverser ça ensemble » – Serge Péloquin
Par: Alexandre Brouillard

Le mardi 1er décembre, un point de presse a eu lieu concernant la pandémie de COVID-19 à Sorel-Tracy. Photo capture d’écran

La Direction de la Santé publique de la Montérégie convoquait la presse le mardi 1er décembre afin de faire le point sur la pandémie. Alors que le maire Serge Péloquin et le député Jean-Bernard Émond se sont montrés rassurants, il a été permis d’apprendre que le Réseau local de santé (RLS) Pierre-De Saurel comptait trois fois plus de cas de COVID-19 au prorata de sa population que les autres RLS de la Montérégie.

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« Avec un taux de 330,9 par 100 000 habitants, le RLS Pierre-De Saurel possède le plus haut taux en Montérégie. Sur environ 500 cas positifs de COVID-19, il y en a 375 seulement dans la Ville de Sorel-Tracy », a souligné la directrice de la santé publique de la Montérégie, Julie Loslier.

Les 2/3 des cas de COVID-19 dans la région se situent dans les milieux de soins ou au sein des Résidences pour aînés (RPA), mais il n’y a aucune éclosion dans les Centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).

Du côté de l’Hôtel-Dieu de Sorel, encore deux éclosions sont actives. « Actuellement, les deux éclosions ont touché 37 patients de l’hôpital ainsi que 53 travailleurs au total. Encore 20 employés sont positifs à la COVID-19 », précise Pascale Larocque, directrice générale adjointe du programme de santé physique du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est.

Pour ce qui est des RPA, c’est l’éclosion aux Jardins de Ramezay qui est la plus préoccupante. Au total, ce sont 91 personnes qui sont affectées par le virus. Toutefois, malgré cette situation précaire, le président des résidences, Ive-Étienne Lapierre, se veut rassurant. « 25 résidents sont maintenant rétablis et nous n’avons aucun nouveau cas à déclarer depuis lundi dernier. C’est une très bonne nouvelle », déclare-t-il.

De plus, quelques cas sont recensés dans les milieux scolaires et les milieux de travail. Pour Julie Loslier, ces situations sont inévitables en raison de la circulation communautaire du virus. Par contre, ce sont des cas sporadiques. « Comme communauté, il faut trouver l’élan nécessaire pour aider les personnes plus vulnérables », mentionne-t-elle.

Des élus préoccupés

« C’est une situation préoccupante. La première vague nous avait épargnés. Il est maintenant évident que la deuxième vague nous frappe de plein fouet. Nous sommes dans une crise sanitaire majeure, mais nous allons traverser ça ensemble », mentionne le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin.

Avec la période des fêtes qui arrive rapidement, l’évolution de la pandémie dans la région soreloise est à prendre au sérieux. « C’est vrai, la situation est éprouvante! Je le répète, ce n’est pas le temps de baisser la garde. Il faut se protéger soi-même et les autres. On le fait pour protéger les plus vulnérables et pour protéger notre système de santé », souligne Jean-Bernard Émond, député de Richelieu.

Tout en précisant entretenir des discussions sur la situation soreloise avec le ministre de la Santé, Christian Dubé, et avec le premier ministre du Québec, François Legault, Jean-Bernard Émond tient à remercier l’ensemble des travailleurs de la santé qui travaillent sans relâche afin d’atténuer cette deuxième vague.

Une clinique mobile de dépistage de la COVID-19 sans rendez-vous se tiendra le vendredi 4 décembre de 10 h à 16 h, à la salle Jani-Ber.

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