22 septembre 2020
Niveau de préalerte : les autorités sanitaires refusent de diviser la Montérégie pour le moment
Par: Sébastien Lacroix
La directrice de la Santé publique de la Montérégie, Julie Loslier.
Photo capture d’écran

La directrice de la Santé publique de la Montérégie, Julie Loslier. Photo capture d’écran

Même s’il y a très peu de cas actifs dans Pierre-De Saurel, au point où leur nombre n’est pas disponible, la MRC demeurera au niveau de préalerte (jaune) comme le reste de la Montérégie.

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La Direction de la Santé publique de la Montérégie n’envisage pas pour le moment de diviser son immense territoire, comme l’a fait la Mauricie-Centre-du-Québec, mardi. La Mauricie est en effet demeuré au « vert » de la vigilance, tandis que le Centre-du-Québec est passé au « jaune » de la préalerte, le 22 septembre.

Selon les précisions obtenues par Les 2 Rives, les autorités sanitaires de la Montérégie refusent de séparer la région par secteurs pour des « enjeux de faisabilité d’application des mesures ». Exclure par exemple les réseaux locaux de santé (RLS) de Pierre-de-Saurel, du Suroît et du Haut-Saint-Laurent, où le nombre de cas actifs demeure à cinq ou moins, serait trop complexe, estime la Direction de la Santé publique de la Montérégie.

« Il y a des enjeux à étudier des taux sur des petits découpages territoriaux (par exemple, chaque MRC). Parce qu’en raison de petits nombres, ces taux varient rapidement, et peuvent faire basculer, pour une petite différence de cas, d’une couleur à l’autre rapidement, ce qui n’est pas souhaitable d’un point de vue de l’intervention », explique la porte-parole régionale, Chantal Vallée.

Le découpage entre la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et la Montérégie hors CMM n’est pas non plus envisagé, comme c’est le cas dans les Laurentides et dans Lanaudière. « [Ça] ne permet pas de bien séparer la Montérégie actuellement, puisque des zones de grande circulation de la COVID-19 dans les dernières semaines se trouvent hors CMM, ajoute-t-elle. Notons qu’il y a aussi des enjeux d’application de restrictions différentes en sous-régions entre lesquelles il y a une grande mobilité. »

« La circulation communautaire augmente globalement en Montérégie et la ville de Sorel n’est pas isolée hermétiquement du reste de la Montérégie, illustre la porte-parole. Il est donc souhaitable que le niveau de vigilance soit rehaussé dans toute la région, même si la hausse se fait moins sentir dans certains sous-territoires. »

La situation pourrait toutefois être différente si jamais la région atteint le palier « orange » (alerte modérée) auquel des mesures plus restrictives sont adoptées dans les bars et les rassemblements privés. Comme ç’a été le cas dans la région de la Capitale-Nationale, où les secteurs de Charlevoix et de Portneuf sont demeurés au jaune. « Si des mesures additionnelles devaient s’ajouter en Montérégie, des annonces seraient faites rapidement par la direction de santé publique », assure Chantal Vallée.

Selon les données régionales de l’Institut national de Santé publique (INSPQ), le nombre de cas actifs a augmenté à 376 en Montérégie au cours des sept derniers jours. L’agglomération de Longueuil (109), la MRC de la Vallée-du-Richelieu (48), la MRC du Roussillon (37) et la MRC des Maskoutains (29) sont les secteurs où il y a eu des augmentations significatives.

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