13 janvier 2017
Mélissa Lamarche pourrait purger jusqu’à cinq ans et demi de prison
Par: Sarah-Eve Charland
Mélissa Lamarche. | TC Média - Jonathan Tremblay

Mélissa Lamarche. | TC Média - Jonathan Tremblay

Mélissa Lamarche, reconnue coupable de voies de fait, de plusieurs crimes sexuels envers un enfant de moins de 14 ans et d’harcèlement, pourrait purger jusqu’à cinq ans et demi de prison.

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Au lendemain de l’énoncé de son verdict de culpabilité, Mélissa Lamarche a profité de sa présence au palais de justice pour exprimer des regrets, lors des représentations sur la sentence le 13 janvier, au palais de justice de Sorel-Tracy.

« Je m’excuse d’avoir fait les gestes qui ont blessé [la victime] comme lorsque je l’ai frappée. Aussi, ce n’était pas mon intention d’harceler [la victime]. Je voulais juste suivre son développement personnel », a-t-elle dit en éclatant en sanglots.

Les avocats de la Couronne et de la défense ne se sont pas entendus afin de soumettre une suggestion commune au juge Denys Noël, lors des représentations sur la sentence.

En plus d’une peine de prison de cinq ans et demi, l’avocate de la Couronne, Geneviève Beaudin, a suggéré que l’accusée soit inscrite dans le registre des délinquants sexuels à perpétuité en plus d’une interdiction de contact avec la victime. Il lui serait également interdit de se présenter au domicile, à l’école ou au travail de la victime.

« En raison des séquelles et en raison des événements par lesquels elle est passée, l’interdiction de contact est la plus importante selon moi », argumente Me Beaudin.

De son côté, l’avocate de la défense, Ève Bérubé-St-Pierre, a proposé une peine de prison de 24 mois. « On ne nie pas la présence de séquelles chez la victime, mais elles n’ont pas été démontrées devant la Cour. Il est donc difficile de les commenter. »

Le juge rendra sa décision le 1er février.

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