15 juillet 2021
Mécontentement des syndiqués métallos de la Société des traversiers du Québec
Par: Jean-Philippe Morin

Les officiers mécaniciens et de navigation de la STQ, incluant ceux de Sorel-Tracy, menacent d’utiliser des moyens de pression afin d’obtenir leur prochain contrat de travail. Photothèque | Les 2 Rives ©

Dans l’espoir de renouveler leur convention collective échue depuis le 1er avril 2020, les officiers mécaniciens et de navigation de la Société des traversiers du Québec (STQ) envisagent de mettre de la pression pour obtenir leur prochain contrat de travail.

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Selon le Syndicat des Métallos, qui représente les quelque 150 officiers mécaniciens et de navigation des traverses du Québec, dont celle de Sorel-Tracy/Saint-Ignace-de-Loyola, l’employeur refuse de négocier depuis le 15 décembre 2020, dénonce le représentant syndical Luc Laberge, dans un communiqué de presse.

« Le 30 avril dernier, le syndicat a d’abord demandé la conciliation dans ce dossier afin de laisser place à la négociation, ce qui a mené à une rencontre préparatoire le 12 juillet. Lors de cette réunion cependant, l’employeur nous a annoncé qu’il n’a pas reçu le mandat de négocier les questions monétaires du Conseil du trésor du Québec et sans nous donner de date à laquelle il pense avoir le mandat de négocier. Face au refus de l’employeur de reprendre les négociations, le Syndicat des Métallos entreprendra sous peu une tournée afin d’aller valider son mandat auprès de ses membres. Le syndicat espère retourner à la table des négociations le plus rapidement possible, et que l’employeur fera preuve d’ouverture », explique Luc Laberge.

Le représentant syndicat dénonce également « l’inaction délibérée du gouvernement à régler les négociations avec les travailleuses et travailleurs du secteur public ».

« Si l’on regarde les négociations dans le secteur public au Québec, il n’y a pas un secteur qui a réussi à négocier une entente sans avoir fait des moyens de pression depuis que toutes les conventions collectives sont échues le 1er avril 2020. De fait, ils ont tous pris au moins un an pour régler leurs contrats », indique-t-il.

Dans le cas des officiers mécaniciens et de navigation, « le Syndicat des Métallos trouve que le Conseil du trésor manque totalement de respect envers ses travailleuses et travailleurs, en ne s’occupant pas des négociations. La dernière augmentation salariale qu’ils ont eue remonte au 1er avril 2018. Leurs salaires ne sont pas compétitifs dans le marché, ils sont loin derrière les autres armateurs du Québec. Ils sont également les enfants pauvres du secteur maritime sur le plan des assurances collectives », a fait valoir Bruno Gagnon, président de la section locale composée 9599 des Métallos.

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