16 janvier 2020
Après avoir connu du succès comme joueuse
Marika Guérin à l’emploi d’une équipe professionnelle de basketball
Par: Jean-Philippe Morin

Marika Guérin aura un rôle important au sein des BlackJacks d’Ottawa, équipe professionnelle de basketball. Photo Valerie Wutti

Après une carrière glorieuse sur le terrain qui l’a menée à plusieurs honneurs individuels et collectifs, Marika Guérin a décroché un emploi au sein des BlackJacks d’Ottawa de la Canadian Elite Basketball League (CEBL). La Soreloise sera en charge des communications de cette équipe d’expansion.

Publicité
Activer le son

« J’ai toujours su que je voulais travailler dans le sport. Après ma carrière de joueuse, j’ai décidé de me réorienter et je suis passée de la kinésiologie au marketing et aux communications. C’est en étant impliquée dans le milieu que j’ai réalisé que je voulais développer ma créativité », commente la jeune femme de 25 ans.

En août 2017, Marika Guérin a obtenu un emploi à temps partiel aux communications avec McGill Athletics en même temps qu’elle réalisait ses études de deuxième cycle en marketing.

« En étant de l’autre côté du basketball, soit de m’occuper de la promotion des matchs, j’ai beaucoup appris et j’ai su que j’étais dans le bon domaine. J’avais aussi beaucoup de projets on the side et j’ai bâti plusieurs connexions dans le milieu, ce qui m’a menée à mon emploi à Ottawa », se réjouit-elle.

La Soreloise a dû passer par un gros processus d’embauche qu’elle a réussi avec brio. « J’étais au courant de la CEBL, une nouvelle ligue qui a démarré l’an passé. Comme les équipes les plus près étaient Hamilton et Niagara, je suivais la ligue de loin. Mais quand j’ai vu qu’une nouvelle équipe démarrait à Ottawa, je savais que je devais être impliquée d’une certaine façon. Surtout pour bâtir une franchise, c’est un beau défi. Dans les derniers mois, j’ai fait beaucoup de sacrifices, je travaillais à mon compte en ayant des contrats afin d’apprendre le métier différemment », avance la jeune femme.

Selon elle, son bilinguisme a aussi pu l’aider dans un marché comme Ottawa. « L’anglais, ç’a été un défi dans les années passées. En allant à McGill, je devais avoir des bonnes notes, jouer au basket et apprendre l’anglais en même temps. Ça m’a mise hors de ma zone de confort, mais j’ai bien relevé le défi. À Ottawa, ç’a été vraiment un atout d’être bilingue surtout que les communications sont dans les deux langues », explique-t-elle.

Marika Guérin est entrée en fonction officiellement le 13 janvier après un déménagement à Ottawa le week-end précédent. Cependant, elle a déjà réalisé quelques tâches à distance comme rédiger un communiqué de presse annonçant le directeur général de la franchise d’expansion. Le premier match de l’équipe sera le 7 mai 2020.

Une carrière prolifique sur le terrain

La carrière de joueuse de Marika Guérin a débuté en 2002 avec les Vaillantes de Sainte-Victoire-de-Sorel et l’entraîneur Pierre Lemay.

Ensuite, elle a joué pour les Polypus au secondaire, puis le Collège Montmorency pendant trois ans au cégep. Après avoir raté sa saison recrue en raison d’une blessure majeure, elle a aidé son équipe à gagner deux championnats nationaux en plus d’être nommée joueuse par excellence au Canada.

Puis au niveau universitaire, la jeune femme a réussi, à sa troisième et dernière saison, à mener les Martlets de McGill au titre national, une première dans l’histoire du programme. Elle a mené la ligue universitaire québécoise tout en terminant quatrième au Canada avec une efficacité de 42,3 % en tirs de trois points.

« Les Mini-Vaillantes et les Vaillantes ont développé ma mentalité de gagnante que j’ai toujours gardée depuis. J’ai eu de bons coachs, de bonnes coéquipières et j’ai récolté de belles victoires pendant ma carrière de joueuse. J’en suis fière », conclut-elle.

image