6 juillet 2016
Marie-Sophie Nadeau décroche un contrat d’un an en France
Par: Louise Grégoire-Racicot
Marie-Sophie Nadeau. | Photo– gracieuseté - James Hajjar

Marie-Sophie Nadeau. | Photo– gracieuseté - James Hajjar

Marie-Sophie Nadeau renoue avec le volleyball, comme professionnelle cette fois, alors qu’elle s’apprête à quitter le Québec pour rejoindre les rangs d’une équipe française, celle d’Évreux.

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Cette orientation professionnelle est fort loin de celle qu’elle avait choisie – éducatrice en garderie – mais elle est celle de ses premières amours!

« Le volleyball sera maintenant mon travail. Pour être franche, c’est ce que j’ai toujours voulu. J’ai rêvé aussi de devenir une athlète professionnelle en Europe. Même si je n’avais pas pensé à une équipe en particulier, j’ai maintenant la chance de pouvoir performer dans une des meilleures ligues du monde », s’exclame l’athlète de 26 ans, originaire de Saint-Aimé.

Ainsi a-t-elle signé un contrat d’un an avec le club français Évreux. Les parties verront ensuite ce qui adviendra selon leur satisfaction respective pendant l’année écoulée.

« La suite pour moi est donc de déménager en France pour ma première saison professionnelle. La décision n’a pas été difficile à prendre. Quand j’ai décidé de rembarquer dans l’aventure du sport et la poursuite de mon rêve olympique, je savais le chemin à prendre et il me plaît. »

Car le volleyball en Europe est beaucoup plus populaire qu’en Amérique du Nord, explique-t-elle. « La preuve est qu’ils en ont fait un sport professionnel! »

Elle n’est pas encore en mesure de dire si la pratique du sport est différente ou non d’un pays à l’autre– ce sera sa première expérience. « Mais ce sera sans doute intéressant de voir leur vision du sport », estime celle qui a aussi agi comme assistante à l’entraîneur-chef des Carabins, l’équipe universitaire dans laquelle elle a bien évolué pendant cinq ans.

Au moment de l’entrevue, elle se trouvait en République dominicaine, participant à un tournoi avec l’équipe nationale canadienne.

Fière compétitrice reconnue pour ses talents, Marie Sophie a retenu l’attention de l’équipe française grâce à son curriculum vitae bien rempli: recrue de l’année au Québec et au Canada à sa toute première saison en 2010-2011, joueuse par excellence au Québec en 2012 en plus de mériter une place dans l’équipe nationale jusqu’en 2014.

Puis elle a quitté la compétition tout en acceptant d’être assistante de l’entraîneur-chef avec les Carabins, question de ne pas trop s’éloigner du volleyball. « Je pratiquais avec les filles, mais je ne jouais pas. C’est à ce moment que je me suis dit que la compétition me manquait », disait-elle, en février dernier dans les pages du Journal, alors qu’elle renouait avec l’entraînement, au centre national, à Winnipeg, à temps plein.

La perspective de partir l’excite, sachant toutefois qu’elle laisse derrière elle un style de vie différent de celui qu’elle connaîtra en France.

« Je quitte le confort de mon Canada, de Montréal ma deuxième maison, et surtout celui du foyer de mes parents à Saint-Aimé, pour me lancer dans l’inconnu complet. Je ne connais personne à Évreux, c’est ce qui rend cette expérience encore plus palpitante! »

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