7 juillet 2015
Marché Richelieu : le retard dans les travaux s’amplifie
Par: Louise Grégoire-Racicot

Le marché Richelieu n’ouvrira pas ses portes de sitôt, confirme Marie-Josée Bourbonnais, directrice générale d’Azimut Diffusion, responsable de la rénovation du bâtiment et de sa salle de spectacle. Car le nouvel appel d’offres pour trouver l’entrepreneur qui rénovera les lieux ne sera pas lancé avant le milieu de l’automne.

Ainsi le retard anticipé de six mois, tel que rapporté par le Journal en mars dernier, pourrait bien être beaucoup plus long, explique-t-elle. La rénovation complète, qui devait être terminée au printemps 2016, pourrait s’étirer jusqu’en 2017. Mais la démarche pour y arriver sera encore plus systématique, histoire de respecter le budget de 8M$ prévu pour compléter le projet.

Pour y arriver, Azimut entreprendra en août, avec la Ville et le ministère de la Culture, une démarche dite d’analyse de la valeur du projet. Une démarche qui implique aussi tous les professionnels attachés au dossier.

« Après le rejet par Azimut en décembre 2014 des soumissions déposées par quatre entrepreneurs – dont deux provenaient de la région (Construction Sorel Ltée. et Pincor) et qui étaient de 200 000$ à 500 000$ supérieures au budget de construction prévu de 5 M$ – il a fallu refaire nos devoirs. Élaguer des choses », explique Mme Bourbonnais.

Des experts à la rescousse

À la demande du ministère (qui contribue pour 5,2M$), le groupe ira plus loin encore, confiant à des experts le soin d’étudier avec eux en ateliers, chacun des éléments du projet. Puis de cerner ceux qui peuvent être modifiés sans nuire à l’ensemble du projet.

Une démarche qui, pour elle comme pour le maire Péloquin, est un gage du sérieux de la démarche et de la pertinence de sa gestion.

« Les citoyens ne peuvent que se réjouir de cette perspective qui implique des experts neutres. Ils étudieront le projet et feront des recommandations qui respecteront le budget. Cela ne peut que satisfaire les plus critiques », dit-elle.

Ainsi les changements pourraient aussi bien être d’ordre architectural qu’esthétique ou électromécanique, évoque-t-elle. Mais jamais ils toucheront au projet initial visant à disposer d’une salle de spectacle digne de ce nom.

Rappelons que déjà le bâtiment a été décontaminé du plomb, des moisissures et de l’amiante qu’il recelait.

Un budget fermé

Pas question de dépasser d’un sou les 8M$ consacrés au projet, insiste le maire Serge Péloquin. « Le budget est fermé. Quant à l’échéancier, on peut dire qu’on n’est pas à un mois près. »

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