28 janvier 2020
Les échos du conseil de la MRC de Pierre-De Saurel du 22 janvier
Malaise autour de la table des maires
Par: Sébastien Lacroix
Un malaise a été ressenti autour de la table des maires lors d’une nomination au sein du comité régional culturel.
Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Un malaise a été ressenti autour de la table des maires lors d’une nomination au sein du comité régional culturel. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Des relents du retrait du financement de la Ville de Sorel-Tracy du développement culturel et du Plan de développement de la zone agricole (PDZA) à la MRC de Pierre-De Saurel, qui avait causé une « chicane municipale », l’automne dernier, se sont encore fait sentir lors de la dernière séance du conseil des maires qui a débuté avec une vingtaine de minutes de retard, le 22 janvier.

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Un malaise s’est fait sentir au moment de nommer un autre conseiller régional pour remplacer le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, au sein du comité régional culturel.

Diane De Tonnancourt, la mairesse de Yamaska, et présidente du comité, a d’abord proposé le maire de Saint-Joseph-de-Sorel, Vincent Deguise, à titre de représentant du milieu urbain. Puis, le maire de Saint-Roch-de-Richelieu, Alain Chapdelaine, a proposé son homologue de Saint-Ours, Sylvain Dupuis.

Rappelons qu’au plus fort de la crise, MM. Chapdelaine et Dupuis s’étaient ralliés à Serge Péloquin, le 12 octobre dernier, pour voter contre l’embauche d’un coordonnateur du PDZA. Ils avaient été également les deux seuls à se présenter à une séance extraordinaire qui avait été boudée par les neuf autres qui avait préféré tenir un caucus dans « une salle de danse », à Saint-Robert, après l’annonce du retrait de la ville-centre du développement culturel et du PDZA.

Le maire Deguise, qui présidait sa première séance à titre de préfet suppléant, en l’absence de Gilles Salvas, qui se trouvait à l’extérieur du pays, a préféré décliné l’invitation et laisser la place à Sylvain Dupuis. Ce qui a semblé contrarier la mairesse de Yamaska, qui a soupiré, avant de se caler dans son siège.

Il a ensuite fallu attendre de longues minutes avant qu’un autre maire seconde la nomination pour qu’elle soit effective. Le directeur général, Denis Boisvert, a même dû faire deux appels, alors qu’aucun élu ne se manifestait. C’est finalement Denis Benoit, le maire de Saint-Aimé, qui a fini par briser le lourd silence en donnant son appui. Puis, personne n’a demandé le vote.

Supralocaux : des ajustements apportés

À la demande de la Ville de Sorel-Tracy et des amis du canal de Saint-Ours, les conseillers régionaux de la MRC de Pierre-De Saurel se sont entendus sur l’actualisation des montants concernant les équipements, services et activités à caractère supralocal.

Ainsi, la contribution pour le Colisée Cardin a été rehaussée de 118 000 $, celle pour la Maison des gouverneurs a augmenté de 15 000 $, tandis que 2300 $ ont été accordés à l’animation des écluses du canal de Saint-Ours. Le financement pour la piscine Laurier-R.-Ménard a diminué de 13 000 $, tandis que celui du Biophare a baissé de 10 000 $.

C’est une quote-part totalisant 2 307 855 $ qui sera répartie selon le protocole de gestion qui avait été adopté en novembre 2015. De ce montant, 1 190 115 $ ira au Colisée Cardin, 808 535 $ pour la piscine Laurier-R.-Ménard, 240 865 $ au Biophare, 46 570 $ à la Maison des gouverneurs, 8890 $ pour les bouées de vitesse dans les chenaux de Sainte-Anne-de-Sorel, 8880 $ pour les bouées de positionnement sur la rivière Yamaska et 4000 $ pour l’animation des écluses du canal de Saint-Ours.

De ce montant, Sorel-Tracy paiera 1 913 850 $, suivie de Sainte-Anne-de-Sorel (105 940 $), Sainte-Victoire-de-Sorel (76 211 $), Saint-Roch-de-Richelieu (68 025 $), Saint-Joseph-de-Sorel (56 920 $), Saint-Ours (24 758 $), Saint-Robert (21 891 $), Yamaska (20 080 $), Saint-Robert (21 891 $), Saint-David (6296 $), Saint-Aimé (6143 $), Massueville (4940 $) et Saint-Gérard-Majella (2801 $).

Un plan régional des milieux humides et hydriques

La MRC de Pierre-De Saurel a enclenché la procédure d’embauche d’une ressource pour l’élaboration d’un plan régional des milieux humides et hydriques. Il s’agit d’un contrat d’une durée de deux ans et demi.

Ce document de réflexion sera élaboré en concertation avec des acteurs du milieu. Il vise à intégrer la conservation des milieux humides et hydriques à la planification de la MRC, en favorisant un aménagement durable et structurant du territoire. L’objectif est d’élaborer une stratégie de mise en œuvre, ainsi qu’un plan d’actions et de mesures de suivi.

L’élaboration d’un tel plan régional est une exigence du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) du gouvernement du Québec.

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