18 septembre 2015
« M. Lemieux portera l’odieux de son geste » – Serge Péloquin
Par: Julie Lambert
La plainte contre le maire de Sorel-Tracy Serge Péloquin a été rejetée par la Commission municipale du Québec. | Photo: TC Média - Julie Lambert

La plainte contre le maire de Sorel-Tracy Serge Péloquin a été rejetée par la Commission municipale du Québec. | Photo: TC Média - Julie Lambert

Après seulement une demi-journée d’audience à la Commission municipale du Québec (CMQ), la plainte de l’ancien conseiller Gilles Jr. Lemieux concernant un possible conflit d’intérêts du maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, dans le dossier de SDD-Conporec, a été rejetée hier puisqu’elle a été jugée sans fondement.

Rappelons que cette plainte de M. Lemieux remettait en doute les négociations de gré à gré entre la municipalité et les représentants de SDD-Conporec. L’ancien conseiller croyait que le maire se trouvait en conflit d’intérêts en raison de membres du conseil d’administration de SDD-Conporec qui auraient contribué à sa campagne électorale.

Les audiences devaient avoir lieu les 17 et 18 septembre, mais les commissaires au dossier, Me Sylvie Piérard et Me Thierry Usclat, ont rendu leurs décisions en quelques heures.

La Commission a accueilli favorablement une requête en rejet présentée par l’avocat du maire, Me Louis Coallier.

« Aucune preuve n’a été démontrée que M. Péloquin aurait eu des intérêts à régler le dossier. On n’aurait jamais dû démarrer une enquête sur des soupçons », a souligné l’avocat dans un extrait audio présenté aux médias.

La CMQ a donné raison au maire, les avocats mentionnant que le témoignage de M. Lemieux ne révélait que des soupçons ou des insinuations.

Une affaire classée?

Le maire de Sorel-Tracy était très heureux de cette décision. Les insinuations de l’ancien politicien ont nui non seulement au déroulement des négociations entre SDD-Conporec, mais aussi à sa réputation, allègue-t-il.

« J’étais dans mes droits et je n’ai jamais été en conflit d’intérêts. Est-ce une vengeance de M. Lemieux? Je ne sais pas. Quand on va en politique, on doit s’attendre à vivre des trucs du genre ou à rencontrer des opposants. M. Lemieux portera l’odieux de son geste. J’ai un an pour porter plainte et je n’écarte pas cette possibilité », a réagi M. Péloquin.

Très content que cette question soit enfin réglée, le dossier de SDD-Conporec pourra avancer, croit le maire. « M. Lemieux a lui-même avoué qu’il voulait faire de l’interférence dans le dossier via des correspondances avec le ministère. C’est assez de bas étage comme façon de faire. Nous étions en attente d’une approbation du projet de règlement. Puisque tout est terminé, j’espère recevoir de bonnes nouvelles du ministère. »

Appelé à commenter la décision de la CMQ, l’ancien conseiller municipal Gilles Jr. Lemieux a souligné que le but de sa démarche était d’informer le ministère des Affaires municipales de ses préoccupations dans l’administration publique et non de porter préjudice à qui que ce soit.

Selon lui, le ministère a jugé assez sérieusement la plainte pour la transmettre à la CMQ qui a ensuite rendu sa décision.

« Le commissaire a informé l’audience présente dans la salle que dans sa forme actuelle, elle ne peut, en vertu du code d’éthique des élus de Sorel-Tracy, imposer de sanction pour le non-respect d’une valeur. J’invite donc les élus de Sorel-Tracy à modifier son code d’éthique afin que celui-ci reflète leur volonté de sanctionner le non-respect d’une valeur. Pour moi, le tout est maintenant terminé », a-t-il commenté par courriel.

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