13 mai 2016
Lomer Gouin scruté par l’historien Mathieu Pontbriand
Par: Louise Grégoire-Racicot
La couverture du nouveau livre de Mathieu Pontbriand | Photo  - gracieuseté.

La couverture du nouveau livre de Mathieu Pontbriand | Photo - gracieuseté.

L’historien sorelois Mathieu Pontbriand vient tout juste de publier, aux Presses de l’Université Laval, une biographie de Lomer Gouin, qui fut premier ministre du Québec de 1905 à 1920.

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M. Gouin n’a pas fait l’objet de plusieurs publications comme d’autres premiers ministres, indique M. Pontbriand, qui l’a choisi aussi pour cette raison. « À cette époque, on ne tenait pas non plus de journal de débats à l’Assemblée nationale. On le connaissait donc que par ce qu’en rapportaient les journaux. Il est tiré de mon mémoire de maîtrise dont on a retranché des parties. C’est l’occasion pour les lecteurs de découvrir cet homme politique méconnu qui, malgré un apport important à la vie québécoise, n’a pas suscité tout l’intérêt des historiens qu’il aurait pu. »

Il a intitulé son livre Lomer Gouin, Entre libéralisme et nationalisme , s’attardant à décrire et analyser la pensée politique de l’homme. Évitant de le cataloguer comme ancêtre de politiciens contemporains, M. Pontbriand rappelle que c’est au moment où il a occupé le pouvoir que le Québec s’industrialisait et que l’urbanisation s’accélérait.

« Le plus grand legs de M. Gouin a certes été l’introduction de l’enseignement public et professionnel dont la naissance de l’école des Hautes Éudes Commerciales (HEC). Il souhaitait la réussite collective des Canadiens français, mais en misant d’abord sur la formation de l’individu. Conscient que la société québécoise traversait des mutations importantes, il voyait l’importance du rôle élargi de l’État sans remettre en question le libre marché et le rôle social joué par les Églises catholiques et protestantes, Comprendre cet apport, c’est comprendre la pensée libérale qui prévalait au début du XXe

Jusqu’à maintenant, la biographie a été bien reçue, dit-il. « Ce que nous souhaitons, c’est que les lecteurs trouvent un intérêt à découvrir l’homme! »

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