14 août 2015
Loi 41 : un impact minime pour les pharmaciens
Par: Sarah-Eve Charland
Les pharmaciens peuvent offrir sept nouveaux actes depuis le 20 juin 2015. | TC Média - Archives

Les pharmaciens peuvent offrir sept nouveaux actes depuis le 20 juin 2015. | TC Média - Archives

Même s’ils entendent parler de la loi 41 tous les jours, les pharmaciens n’ont pas accueilli autant de patients que prévu malgré l’autorisation, entrée en vigueur le 20 juin, d’appliquer sept nouveaux actes.

Un peu plus d’un mois plus tard, les pharmaciens de la région constatent un grand intérêt de la part du public pour ces nouveaux actes sans que cela n’ait eu de grands impacts sur le fonctionnement. Du moins pour le moment, affirme le pharmacien propriétaire du Brunet, David Gauthier.

« Quand on analyse ce qui s’est passé dans les autres provinces, cela s’est fait progressivement. C’est mieux de cette façon. Cela va nous donner le temps de nous adapter parce que cela nous prend beaucoup de temps », souligne-t-il.

En moyenne, il entend parler de la nouvelle deux ou trois fois par jour. « Ce n’est pas beaucoup. Les nouveaux actes demandent beaucoup de paperasse. Heureusement, les gens sont compréhensifs », ajoute-t-il.

Du côté de la pharmacie Accès pharma, le propriétaire, Jonathan Roberge, croit que la population ne semble pas informée de la situation. « Il y a eu peu de patients qui sont venus pour ces services. Pour le moment, c’est moi qui offre le service lorsque l’occasion se présente. »

Des actes limités

« On peut faire beaucoup de choses, mais on a des menottes aux mains. On a besoin de plusieurs critères pour offrir un service. Parfois, les clients ne les ont pas, donc on ne peut pas le faire », précise M. Gauthier.

Il a d’ailleurs eu en consultation une personne qui souhaitait faire renouveler un médicament pour une infection urinaire. Toutefois, il s’agit de sa quatrième rechute.

« Ça devient alors une maladie chronique. Je ne suis pas habilité à donner un acte médical. Ce n’est pas de mon ressort. Je n’ai donc pas pu faire l’acte. Le plus dur est de refuser d’aider une personne », explique-t-il.

Les sept nouveaux actes

Prescrire un médicament lorsqu’aucun diagnostic n’est requis. (Diarrhée du voyageur, nausées de grossesse, cessation de tabagisme, contraception orale temporaire)

Prescrire des médicaments lorsque le diagnostic est déjà connu. (Eczéma, infection urinaire récente, vaginite à levure, feu sauvage)

Prolonger l’ordonnance d’un médecin.

Ajuster l’ordonnance d’un médecin.

Prescrire des analyses de laboratoire.

Substituer un médicament.

Administrer un médicament pour démontrer l’usage approprié.

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