23 juin 2015
L’Office de tourisme en pleine reconstruction
Par: Louise Grégoire-Racicot
Hélène Paris n’est plus la présidente de l’Office de tourisme | Photo: TC Média – Jean-Philippe Morin

Hélène Paris n’est plus la présidente de l’Office de tourisme | Photo: TC Média – Jean-Philippe Morin

L’Office du tourisme est en pleine redéfinition, dit son vice-président Marc Mineau. Mais cette définition ne semble pas convenir à Hélène Paris, sa présidente, qui a préféré quitter son poste, tout en restant au sein du conseil d’administration.

« Chacun a sa façon de voir comment développer le tourisme. Pour moi, le tourisme est un moteur de développement d’une région, car il touche à toutes ses dimensions. », dit-elle.

« Chaque événement et chaque initiative mis de l’avant méritent d’être accompagnés en milieu urbain et rural. Il faut trouver comment y arriver, ce que les autres membres du c.a. ne croient pas. Je ne suis pas à l’aise avec les orientations actuelles. Je quitte la présidence mais resterai au c.a. parce que je crois au tourisme », explique-t-elle.

Alors qu’elle voyait un comité élargi au sein du c.a., il ne semble pas que ce soit l’orientation que les trois autres membres veulent suivre.

Rappelons que le nouveau pacte fiscal Québec-municipalités a forcé la MRC Pierre-De Saurel, en janvier dernier, à faire des choix. Le tourisme qui relevait autrefois du CLD de Pierre-De Saurel est désormais autonome, perdant du même coup ressources et budget qui lui permettaient d’intervenir, voire même d’initier des projets et activités touristiques.

Il a désormais un mandat précis: recevoir des visiteurs et promouvoir les activités touristiques offertes en région.

Recruter des membres

Quand le CLD intervenait dans ce secteur, explique M. Mineau, les membres de l’Office étaient ceux du CLD. « Aujourd’hui, nous n’avons pas de membres et devons comme organisme à but non lucratif réécrire nos règlements, ouvrir un membership en bonne et due forme. »

Le mandat de l’Office est clair et le budget de 100 000$ (60% du budget de 2014) alloué par la MRC doit y être exclusivement consacré. « Ce sont les dommages collatéraux du pacte fiscal dont on écope », commente Hélène Paris.

Mais M. Mineau n’est pas trop inquiet pour autant. « Les entrepreneurs en tourisme pourront toujours faire appel au CLD pour démarrer leur entreprise ou la faire grandir. »

Il faut aussi se demander, poursuit-il, si c’est vraiment le rôle d’un office de tourisme de développer des produits, poursuit-il.

« Ce ne sera certes pas pour le moment une préoccupation. Il faut d’abord regrouper les gens qui œuvrent en tourisme. Pour développer, il nous faudra trouver de l’argent neuf. On bougera dans le sens où les membres le voudront. »

Au moment de l’entrevue, il n’avait pas encore reçu la lettre de démission de Mme Paris.

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