23 décembre 2019
Premier livre de l’auteure soreloise Marjolaine Ménard
L’Île de Grâce mise de l’avant dans un roman à suspense
Par: Katy Desrosiers

Marjolaine Ménard aime la recherche et s’inspire d’éléments historiques pour ses livres. Photo gracieuseté

Le roman Le chalet sur l’île est le premier roman publié par la Soreloise Marjolaine Ménard. Photo gracieuseté

La Soreloise Marjolaine Ménard a lancé son premier roman, Le chalet sur l’île, au cours des dernières semaines. Son récit, de type drame et horreur, raconte l’histoire d’une ancienne journaliste à l’international qui fait face à une situation tragique alors qu’elle se retrouve en vacances sur l’Île de Grâce.

Son personnage, Julianne Destrembles, a été journaliste en Syrie. Elle y a vécu des événements traumatiques comme le décès de son caméraman. La femme a aussi été capturée et secourue in extremis par l’armée. À son retour au Canada, elle accepte un contrat dans un journal local et se retrouve sur l’Île de Grâce pour se reposer et prendre du recul. Cependant, son séjour se transformera en cauchemar. Elle devra se servir de ce qu’elle a appris avec les années et de sa force physique et psychologique pour surmonter cette épreuve avec l’aide de sa famille.

« C’est en prenant une marche au bout du chemin Sainte-Anne que j’ai eu l’idée. Il y a un parc au bout, d’où on peut voir l’île de Grâce. Il y a une croix devant la maison d’Henri Letendre et je me suis dit qu’il y avait quelque chose à écrire », souligne Mme Ménard.

La nouvelle écrivaine s’est inspirée de l’histoire de l’île, mais aussi de son parcours et de son entourage pour créer l’histoire. Elle a profité de ses journées de congé des deux dernières années pour écrire son bouquin de 218 pages.

Avec son livre, elle souhaite passer le message que, peu importe ce qui nous arrive, on peut toujours trouver la force de traverser les épreuves difficiles et qu’on n’est jamais complètement seul même si on pense l’être.

Le défi de la distribution

Afin de faire publier son ouvrage, celle qui a étudié en littérature à l’université a utilisé un des trucs qu’on lui avait appris, c’est-à-dire frapper au plus grand nombre de portes possible.

« J’ai été chanceuse et j’ai eu des réponses positives. […] Mais on me demandait entre 5000 $ et 6000 $ et je n’ai pas ça. C’est un gros investissement. […] Finalement, une tante m’a parlé d’Amazon Kindle. J’ai choisi de publier de façon indépendante », précise-t-elle.

Son livre a déjà été téléchargé une centaine de fois sur la plateforme en ligne. Bien que les téléchargements ne lui rapportent pas énormément du côté monétaire, elle affirme qu’ils lui apportent beaucoup de visibilité. Elle n’exclut pas lancer d’autres perches pour trouver des maisons d’édition.

Une thérapie artistique

« Ce qui m’a menée vers l’écriture, c’est que j’ai passé au travers de moments difficiles quand j’étais ado. Mes parents se sont divorcés, je suis allée vivre avec ma mère et c’était houleux entre elle et moi », explique celle qui décrit l’écriture comme une thérapie artistique.

« Ça permet de sortir le méchant. […] C’est quelque chose qui va te faire grandir. J’aime écrire parce que des fois, je peux être assez timide et anxieuse. Avec les écrits, j’arrive à faire voir mon imaginaire aux gens », ajoute-t-elle.

Le roman de Marjolaine Ménard est disponible à la librairie La Cargaison de Sorel-Tracy et via le site Internet d’Amazon.

La nouvelle auteure travaille déjà sur une trilogie comportant des éléments historiques et fantastiques.

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