9 mars 2018
L’ex-avocat Luc Vaillancourt reconnu coupable de trafic de stupéfiants
Par: Sarah-Eve Charland

L'ex-avocat Luc Vaillancourt est coupable de trafic de stupéfiants. (Photo: archives/Jean-Philippe Morin)

L’ex-avocat criminaliste Luc Vaillancourt a été reconnu coupable pour l’ensemble de ses chefs d’accusation de trafic de stupéfiants et de complot le 9 mars, au palais de justice de Sorel-Tracy.

Six chefs d’accusation liés au trafic de cannabis, de méthamphétamine et de fentanyl étaient portés contre lui. Le juge Jean-Pierre Dumais a affirmé n’avoir aucun doute de la culpabilité de l’accusé.

« Sa crédibilité est fortement minée par son comportement déshonorant. […] J’ajoute qu’il est le maillon fort parce qu’il a usé de ses fonctions d’officier de justice pour duper les mesures de sécurité. La cour ne retient aucune des explications de l’accusé. La poursuite a soumis une preuve solide et irréfutable », assure le juge.

L’accusé a soumis une dernière requête après la fin du procès afin de connaître l’identité de certaines sources dans le but de plaider une provocation policière. Toutefois, le juge a rejeté la requête affirmant qu’il s’agit d’une énième stratégie pour allonger la durée des procédures. Il en avait d’ailleurs fait mention dans son jugement. Les procédures judiciaires se sont étirées sur plus de quatre ans et demi.

« Il ne s’agit pas d’un dossier complexe. L’accusé s’est échiné à brouiller les cartes sans succès », déplore-t-il.

Selon les faits reconnus, M. Vaillancourt a transmis des stupéfiants à son client Jean-François Raymond à l’intérieur des murs du palais de justice de Sorel-Tracy. Huit personnes ont été arrêtées en octobre 2013 en lien avec les accusations de Luc Vaillancourt. Tous les complices ont avoué leur culpabilité et ont écopé de sentences.

Les représentations sur sentence se dérouleront le 16 mars.

 

Durant son procès, Luc Vaillancourt a admis avoir transmis des cellulaires à ses clients dans le parloir du palais de justice de Sorel-Tracy, tout en avouant avoir porté atteinte à la profession d’avocat. Il niait toutefois catégoriquement avoir eu l’intention de refiler des stupéfiants à un détenu. Même si transiger des cellulaires est moralement répréhensible, son trafic n’est pas criminel.

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