13 octobre 2016
L’ex-ambulancier et sauveteur Claude Demers déclaré coupable
Par: Julie Lambert
Claude Demers pourrait être libéré en attendant que son verdict soit rendu à la Cour d'appel. | Photo : TC Média – Archives

Claude Demers pourrait être libéré en attendant que son verdict soit rendu à la Cour d'appel. | Photo : TC Média – Archives

Après un procès qui s’est échelonné sur plusieurs mois, l’ancien ambulancier et sauveteur, Claude Demers, a été reconnu coupable au palais de justice de Sorel-Tracy des chefs d’accusation d’attouchements et d’agression sexuelle qui pesaient contre lui.

L’homme de 34 ans a été arrêté le 9 août 2012 et libéré en attendant son procès. Cinq victimes, dont trois mineures, avaient porté plainte contre lui depuis le début des procédures.

Plusieurs des gestes de l’accusé envers les victimes se sont produits dans le cadre de ses fonctions d’ambulancier et de sauveteur à la piscine municipale Laurier-R.-Ménard.

Le procès avait débuté en octobre 2015 devant le juge Denys Noël. Ce dernier a entendu plusieurs témoins, dont les cinq victimes, l’accusé et la femme de l’accusé.

Verdict de culpabilité

M. Demers était de retour devant la Cour, le 13 octobre, pour recevoir le verdict du juge.

Dans chacun des cas, a-t-il estimé, M. Demers était en position de contrôle ou de confiance avec les victimes et qu’il utilisait le même modus operandi.

Pour rendre son verdict, le juge Noël a dû évaluer la crédibilité de l’accusé, des témoignages et l’ensemble de la preuve afin de démontrer hors de tout doute raisonnable que M. Demers était coupable.

Le juge a dit croire chacune des victimes puisque, selon lui, les similitudes étaient nombreuses comme les gestes reprochés et les propos à caractère sexuel tenus par M. Demers.

L’accusé a toujours nié avoir commis les gestes envers les victimes. Il disait aussi ne pas se souvenir de certaines victimes. Mais M. Demers a avoué, lors du procès, qu’il faisait souvent des blagues déplacées et que cela lui arrivait de se tirailler.

Le juge a remis en doute les principaux arguments de l’accusé. Ce dernier s’était défendu en arguant son manque de force pour commettre les agressions sur les victimes.

Le juge a rejeté chacune de ces affirmations en mentionnant que M. Demers devait, dans l’exercice de ses fonctions d’ambulancier et de sauveteur, avoir la force nécessaire pour venir en aide aux gens.

Il a aussi rappelé les contradictions ainsi que la mauvaise foi de l’accusé lors de son témoignage alors qu’il tentait d’induire le Tribunal en erreur, ses tentatives de manipulation des certaines informations et sa ténacité à débattre de plusieurs sujets qui ont affecté sa crédibilité.

À la lumière de son analyse, le juge Noël a déclaré coupable M. Demers pour 10 des 11 chefs d’accusation, un des chefs ayant subi un arrêt conditionnel.

Tout au long de la procédure, Claude Demers est resté impassible. À la suite du verdict, il est sorti rapidement de la salle d’audience suivie de sa femme et de ses proches. Dans le corridor, il a chancelé, mais a été vite rattrapé par ses proches qui l’ont entouré.

L’avocat de la défense, Me Günar Dubé, a demandé qu’un rapport présentenciel soit effectué puisque son client, M. Demers, n’a pas d’antécédents judiciaires. Les représentations sur la peine des avocats auront lieu le 24 janvier prochain.

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