29 juin 2015
Les syndiqués de Rio Tinto en quête de solutions
Par: Sarah-Eve Charland
Le Syndicat des ouvriers du fer et du titane a établi plusieurs stratégies pour minimiser les mises à pied chez Rio Tinto Fer et Titane. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Le Syndicat des ouvriers du fer et du titane a établi plusieurs stratégies pour minimiser les mises à pied chez Rio Tinto Fer et Titane. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Alors qu’une épée de Damoclès pend au-dessus de la tête de ses travailleurs, le Syndicat des ouvriers du fer et du titane de Sorel-Tracy tente par tous les moyens de sauver des emplois chez Rio Tinto Fer et Titane en ces temps difficiles.

En avril dernier, l’entreprise annonçait la mise à pied de 73 employés d’ici le mois de septembre. Dans un communiqué envoyé aux employés le 20 avril dernier, la direction indiquait que les prix et les volumes du TiO2 ont connu une diminution considérable depuis la crise de 2012.

Un comité s’est penché sur la situation au cours des derniers mois. Les pertes d’emploi touchent le secteur d’entreposage et d’expédition, les fours rotatifs, l’aciérie, les fours de réduction, ainsi que des commis et techniciens.

« On fait tout ce qu’on peut faire pour minimiser les mises à pied. On met beaucoup d’efforts », assure le président, François Nadeau.

Sauver des emplois

Le syndicat a décidé de ne pas se laisser abattre en établissant plusieurs stratégies pour minimiser les impacts de la réduction de production, notamment en participant au programme de départs volontaires.

Le programme du gouvernement du Canada consiste à inciter les gens admissibles à la retraite de se tourner vers le chômage, laissant ainsi des places libres pour de jeunes travailleurs.

« Ça permet à certains jeunes, visés par les mises à pied, de travailler et de ne pas se retrouver au chômage. Ça leur permet d’accéder éventuellement à une sécurité d’emploi », explique-t-il.

La demande conjointe de l’employeur et du syndicat a été déposée auprès du gouvernement du Canada. Le syndicat est à l’étape d’informer les salariés. Ces derniers ont jusqu’au 1er octobre pour montrer leur intérêt à adhérer au programme.

« Si on peut sauver un emploi, on a atteint notre but. On ne se donne pas d’objectif parce que c’est basé sur le volontariat », ajoute-t-il.

Le syndicat a ciblé des solutions. Il a tenté de jumeler des travailleurs avec des sous-traitants qui viennent effectuer des contrats à l’usine. Il a réussi à faire travailler sept employés aux poudres métalliques cet été. « C’était des jeunes qui n’avaient même pas espoir de travailler malgré les remplacements de vacances. »

La porte-parole de Rio Tinto Fer et Titane, Claudine Gagnon, affirme que l’entreprise travaille activement en collaboration avec le syndicat pour minimiser les impacts de la situation économique difficile.

« Vu la situation économique actuelle et les impacts que celle-ci occasionne, nous travaillons de très près avec les représentants des employés pour trouver des solutions et minimiser les impacts de toutes les décisions », conclut-elle.

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