3 juillet 2018
Les risques d’être piqué par une tique augmentent dans la région
Par: Sarah-Eve Charland

La présence des tiques s'étend de plus en plus vers le nord de la Montérégie. (Photo : Gracieuseté/Direction de la santé publique)

Les gens de la région ne sont plus à l’abri des piqûres de tiques donnant la maladie de Lyme. Selon les nouvelles données de la Direction de la santé publique, le risque est passé de faible à moyen dans la MRC de Pierre-De Saurel au cours de la dernière année, d’où l’idée de lancer une vaste campagne de sensibilisation.

Les gens de la région ne sont plus à l’abri des piqûres de tiques donnant la maladie de Lyme. Selon les nouvelles données de la Direction de la santé publique, le risque est passé de faible à moyen dans la MRC de Pierre-De Saurel au cours de la dernière année, d’où l’idée de lancer une vaste campagne de sensibilisation.

« C’est une nouvelle maladie pour plusieurs personnes. C’est nouveau de dire qu’une piqûre peut rendre malade », affirme le médecin-conseil de la Direction de la santé publique, François Millord.

Le nombre de cas de maladie de Lyme a doublé sur l’ensemble du territoire de la Montérégie en 2017 comparativement à l’année précédente. On ne retrouve plus aucun secteur en Montérégie où le risque est faible.

« Dans les boisés de toute la Montérégie, il y a des risques. On ne connaît pas le statut de tous les boisés, mais les personnes doivent comprendre cette maladie, la tique et comment s’en protéger », explique le Dr Millord.

La prolifération des tiques

Les tiques s’installent généralement dans des forêts de feuillus où on retrouve des rongeurs et des chevreuils. Elles étaient tout d’abord présentes au sud de la région. Les changements climatiques ont amené les tiques à étendre leur territoire vers le nord. Les premières populations de tiques en Montérégie ont été identifiées il y a environ 10 ans. Les cas de maladie de Lyme ont commencé à augmenter considérablement depuis près de cinq ans.

« Les médecins sont très bien outillés maintenant. On le voit d’ailleurs par le fait que les médecins de toute la région posent des diagnostics et font les traitements recommandés. Il y a eu de la formation auprès des médecins. Ça reste une maladie, à l’échelle d’une région comme la Montérégie, peu fréquente », maintient le Dr Millord.

La tique a un comportement bien précis, souligne le docteur. Elle ne vole pas et ne saute pas. Elle se retrouve dans la végétation. Les gens sont piqués par des tiques lorsqu’ils rentrent directement en contact avec la végétation.

Des traitements antibiotiques sont offerts aux personnes infectées, peu importe le stade de la maladie. « Plus vite la maladie est diagnostiquée et traitée, mieux c’est », conclut-il.

Symptômes

Dans le mois suivant la piqûre, les personnes peuvent observer une rougeur à la peau et une lésion unique. Elles ne ressentiront pas de démangeaison ou de douleur. Les symptômes d’infection peuvent se manifester par de la fièvre, de la fatigue, des douleurs musculaires ou articulaires.

D’un à trois mois après la piqûre, l’infection atteint les articulations notamment au niveau des genoux. Elle atteint également le système nerveux. La personne peut observer une paralysie faciale, des troubles de la vue et des engourdissements. Elle peut développer une méningite. La maladie peut aussi causer un dérèglement du rythme cardiaque.

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