4 septembre 2015
Les quatre candidats commentent les compressions québécoises
Par: Louise Grégoire-Racicot
Le député bloquiste sortant, Louis Plamondon. | TC Média - Gracieuseté

Le député bloquiste sortant, Louis Plamondon. | TC Média - Gracieuseté

Le candidat du NPD, Nicolas Tabah. | TC Média/Gracieuseté/NathB

Le candidat du NPD, Nicolas Tabah. | TC Média/Gracieuseté/NathB

Le candidat libéral Claude Carpentier. | TC Média - Gracieuseté

Le candidat libéral Claude Carpentier. | TC Média - Gracieuseté

Appelés à commenter les impacts des mesures Couillard pour réduire le déficit québécois, les quatre candidats au scrutin fédéral d’octobre prochain ont eu la même réaction: cette question n’est pas de compétence fédérale. Mais ils ont par la suite émis quelques remarques sur la question.

Louis Plamondon a été le plus loquace, se disant surpris de ces compressions non annoncées pendant la campagne électorale. Il y voit des menaces pour la région.

« Dans le secteur santé, ce qui m’inquiète, c’est le regroupement des institutions de la Montérégie-Est. Où installera-t-on les nouveaux équipements? Là où il y a plus de gens, demandant aux autres de circuler 45 minutes pour y avoir accès? Les spécialistes resteront-ils en disposant d’équipements moins performants? »

Même chose au scolaire où le centre de décision ne sera plus ici, poursuit-il. « Les parents iront-ils plaider leur cause à Saint-Hyacinthe? », demande-t-il.

Des nuances

Le libéral Claude Carpentier est plus nuancé. « Il n’y a pas un gouvernement qui n’a pas la responsabilité d’assainir les finances de sa province. Il se doit d’équilibrer son budget. Il doit cependant continuer à investir dans ses infrastructures et routes, dans la santé et l’éducation. »

Il admet pourtant que tout doit être ajusté aux réalités, à l’environnement économique. Et il applaudit la décision de son chef de renoncer à un budget équilibré la première année où son parti sera pouvoir et de placer ses priorités là où sont les besoins, dit-il.

Claude Poudrier du Parti vert reconnaît qu’il faille se serrer la ceinture, mais pas de n’importe quelle manière. Notamment, en dirigeant les argents aux bons endroits, en les dépensant de la bonne manière.

« Les finances ne sont pas en si mauvais état. Il y a beaucoup de sous en circulation, mais pas toujours dirigés vers les bons endroits. Autant les conservateurs que les libéraux sont sans gêne. Ils destinent les économies vers ceux qui les financent, voulant nous faire croire que ce n’est pas le cas. »

Ottawa mérite les mêmes reproches, dit-il. « Couper dans la recherche fondamentale, par exemple, implique que l’on réduise les technologies innovantes. »

Enfin, Nicolas Tabah du NPD pense que les coupures dans les transferts de santé faites par Ottawa affectent grandement les dépenses du Québec forçant ce dernier à faire des compressions importantes.

Sa solution? Revoir les façons d’aborder la péréquation, le partage des richesses.

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