21 août 2015
Les municipalités doivent être mieux supportées, plaide Claude Pothier
Par: Julie Lambert
Claude Pothier.

Claude Pothier.

Les municipalités de la région ont beaucoup d’attentes face au prochain gouvernement fédéral. Entretien des infrastructures, vitesse sur la rivière Richelieu et transport de sables bitumineux sur le territoire ne sont que quelques sujets qu’espèrent voir les maires de la région dans le débat des candidats aux élections fédérales.

Selon le préfet de la MRC de Pierre-De Saurel et maire de Saint-Roch-de-Richelieu, Claude Pothier, plusieurs sujets préoccupent en ce moment les élus de la région.

Ils souhaitent que le candidat élu travaille pour que des compensations soient prévues pour les municipalités en cas de sinistres lors du transport de sables bitumineux en train et par bateau sur le territoire.

« On voudrait qu’un programme soit mis de l’avant si jamais il y a un déversement pour que les frais ne soient pas refilés aux riverains, aux municipalités ou à la MRC. On voudrait qu’il nous assure de ne pas autoriser plus de ce transport sur notre territoire et qu’il mette des normes de sécurité adéquates en place », explique M. Pothier.

Le dossier pour la mise en place d’une limite de vitesse sur la rivière Richelieu traîne également depuis plusieurs années. Le comité de la vallée du Richelieu travaille depuis longtemps pour que le gouvernement instaure cette vitesse, mais les choses ne bougent pas, déplore le préfet.

« Il y a une vitesse excessive du bassin de Chambly à Sorel-Tracy que ce soit sur le fleuve ou sur la rivière Richelieu. Nos cours d’eau servent pour la baignade, les sports et le tourisme, mais la vitesse des plaisanciers est beaucoup trop élevée. On voudrait que le gouvernement mette des règles puisque les policiers ne peuvent pas agir tant qu’il n’y a pas de réglementation. »

Les maires aimeraient également que le prochain gouvernement fédéral augmente les programmes de subvention pour le maintien et la réparation des infrastructures.

Selon le maire de Saint-Roch, il y a des sommes disponibles, mais il semblerait qu’elles restent bloquées entre les paliers provincial et fédéral. « Auparavant, nous avions droit à des subventions avec la règle des tiers (1/3 fédéral, 1/3 provincial, 1/3 municipal), mais rien ne s’est passé cette année. On ne sait pas où cela bloque, mais nous aimerions bien avoir notre part du gâteau », souligne-t-il.

Les programmes sociaux comme la construction de logements sociaux et les subventions pour la rénovation domiciliaire aux familles à faible revenu font également partie des préoccupations des maires.

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