5 avril 2016
Les gardiens de prison manifestent
Par: Sarah-Eve Charland
Une vingtaine d’agents des services correctionnels ont manifesté devant le nouveau centre de détention de Sorel-Tracy, de 6h30 à 9h, le 5 avril. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Une vingtaine d’agents des services correctionnels ont manifesté devant le nouveau centre de détention de Sorel-Tracy, de 6h30 à 9h, le 5 avril. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Une vingtaine d’agents de services correctionnels du centre de détention de Sorel-Tracy ont manifesté ce matin pour dénoncer la lenteur des négociations pour le renouvellement de leur convention collective, échue depuis un an.

La convention collective des agents a pris fin le 31 mars 2015. Depuis huit mois, le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ-CSN) négocie avec le gouvernement du Québec.

« Pour des raisons qu’on ignore, ça achoppe sur plusieurs points, dont la santé et sécurité au travail. C’est pour cette raison qu’on a mis sur pied cette manifestation un peu partout au Québec », affirme le secrétaire général du syndicat du Québec et agent correctionnel à Sorel-Tracy, Sébastien Charlebois.

Les deux parties ne s’entendent pas sur des clauses comme le salaire, le régime de retraite, les horaires, la santé et sécurité, le nombre d’effectifs et la formation, explique M. Charlebois.

Il estime qu’une centaine d’employés sont en fonction actuellement. Pour opérer le nouveau centre de détention qui devrait ouvrir en septembre, plus de 160 agents correctionnels seront nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de l’établissement.

« Il y a une quinzaine d’agents en formation. Il nous en manque 45. On ne sait pas trop quand ils arriveront, ni d’où ils viendront. Ça met une pression sur les agents en place qui devront prochainement occuper la sécurité périphérique du nouveau centre, gérer le vieil établissement et de se faire former en même temps », craint-il.

Le syndicat n’exclut pas l’idée de mettre en place d’autres moyens de pression s’il n’y a pas d’entente prochainement.

Commentaires du ministère de la Sécurité publique à venir.

image