23 août 2016
Les fouilles archéologiques mises sur la glace, faute d’argent
Par: Sarah-Eve Charland
La première phase des fouilles archéologiques s’est déroulée en septembre 2013 et a permis de trouver différents artéfacts. | Gracieuseté / Alain Beaudoin

La première phase des fouilles archéologiques s’est déroulée en septembre 2013 et a permis de trouver différents artéfacts. | Gracieuseté / Alain Beaudoin

La première phase des fouilles archéologiques s’est déroulée en septembre 2013 et a permis de trouver différents artéfacts. | Gracieuseté / Alain Beaudoin

La première phase des fouilles archéologiques s’est déroulée en septembre 2013 et a permis de trouver différents artéfacts. | Gracieuseté / Alain Beaudoin

La première phase des fouilles archéologiques s’est déroulée en septembre 2013 et a permis de trouver différents artéfacts. | Gracieuseté / Alain Beaudoin

La première phase des fouilles archéologiques s’est déroulée en septembre 2013 et a permis de trouver différents artéfacts. | Gracieuseté / Alain Beaudoin

Près de trois ans après la première phase des fouilles archéologiques et quelques mois avant le 375e anniversaire de la Ville de Sorel-Tracy, la Société historique Pierre-De Saurel ne prévoit pas d’autres fouilles pour découvrir les deux forts de Sorel, faute de financement.

Le fort de Richelieu ne sera donc pas mis à découvert pour son 375e anniversaire de fondation en 2017.

La Société historique avait élaboré ce projet dans le but de localiser, documenter et mettre en valeur les vestiges archéologiques des forts Richelieu et Saurel (1642 et 1665) en septembre 2013. D’autres fouilles étaient prévues en 2014 et 2015. Toutefois, les autres phases n’ont jamais vu le jour.

La première phase a été rendue possible grâce à une subvention de 135 000$ de la défunte Conférence régionale des élus (CRÉ) Montérégie, à une subvention de 75 000$ et la donation de nombreux services techniques de la Ville de Sorel-Tracy, en plus d’une subvention de 22 500$ du ministère de la Culture du Québec pour l’élaboration d’une étude de faisabilité.

La Société historique ne peut recourir à aucun programme de subvention au niveau provincial et fédéral pour entamer des fouilles archéologiques, affirme son président Luc Poirier. Il lui faudrait donc trouver un financement privé de près de 200 000$ pour continuer les fouilles.

« On espère faire ressusciter le projet. On peut dire qu’il mijote tranquillement sur le rond arrière. On cherche encore du financement », mentionne-t-il.

La Ville de Sorel-Tracy serait prête à se lancer dans le projet à condition que d’autres paliers de gouvernement investissent également des sous. La Ville est disposée à injecter un montant semblable que celui investi lors de la première phase des fouilles, soit environ 75 000$.

« On ne peut pas supporter ce projet seul. La volonté de poursuivre les fouilles est là, mais il faut que les gouvernements du Québec et d’Ottawa débloquent des fonds. C’est un patrimoine qui appartient à tout le monde », explique le porte-parole de la Ville de Sorel-Tracy, Louis Latraverse.

Afin de diminuer les coûts, la Société historique pourrait envisager de soumettre le projet à des programmes universitaires. « Mais les étudiants sont très sollicités », précise M. Poirier.

Des fouilles fructueuses

Même si le projet de fouilles est en suspens, la première phase s’est avéré un succès, selon Luc Poirier. Les trouvailles leur ont permis de confirmer plusieurs hypothèses.

« On avait une hypothèse concernant l’endroit du fort. On a trouvé un ancien hôtel. On sait que l’ancien hôtel a été bâti sur le presbytère et que celui-ci se situait au centre du fort. On était donc au milieu du fort. On connait donc l’endroit exact de la palissade », raconte M. Poirier.

Les archéologues ont également trouvé plusieurs objets intéressants, comme des pierres à fusil hollandaises qui laissent supposer un commerce avec les Hollandais. On a aussi trouvé de la vaisselle française, des tessons de bouteille, des pointes de flèches datant de 1000 à 8000 ans avant Jésus-Christ et des pipes en plâtre.

Ces artéfacts sont présentement conservés par la firme d’archéologie Arkéos. Toutefois, ces trouvailles ne sont pas assez nombreuses pour mettre sur pied une exposition, croit M. Poirier.

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