8 octobre 2015
Les enseignants poursuivent leur combat
Par: Sarah-Eve Charland
Plusieurs enseignants ont manifesté sur le boulevard Gagné près de l’autoroute le 8 octobre. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Plusieurs enseignants ont manifesté sur le boulevard Gagné près de l’autoroute le 8 octobre. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Des centaines d’enseignants de la région ont manifesté de façon rotative le 8 octobre sur le boulevard Gagné à Sorel-Tracy, près du pont, pour sensibiliser la population aux négociations de leur convention collective.

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« C’est une action de visibilité tout simplement. On espère que cela se rendra au gouvernement pour montrer notre désaccord », affirme la présidente du Syndicat de l’enseignement du Bas-Richelieu par intérim, Lisette Trépanier.

Les enseignants ont arboré des pancartes où on pouvait lire L’école à bout de bras entre 15h30 et 18h. Une école en carton a été reconstituée pour imager leur pensée.

Les négociations perdurent depuis le début de l’année 2015 et achoppent sur les clauses touchant les services à l’élève, les ratios, le salaire et le régime de retraite. La convention collective a pris fin le 31 mars 2015.

Le 21 septembre, le Conseil du trésor a déposé de nouvelles offres patronales qui ont été rejetées du revers de la main par le front commun. « C’était un retour en arrière. C’était des conditions inacceptables pour nous. On a déposé de nouvelles offres. Il faut être patient. On est déterminé », assure Mme Trépanier

« Il y a plus de récupération patronale que de vraies offres. Le gouvernement veut augmenter nos heures de travail sans nous rémunérer. Il veut augmenter le nombre d’élèves par classe », ajoute l’enseignante de l’école Sainte-Victoire-de-Sorel, France Auger.

Les demandes des enseignants touchent aussi la condition des élèves, souligne Mme Trépanier. « On ne fait pas ça que pour nous. Les élèves en difficulté d’apprentissage qui se retrouvent dans une classe trop nombreux ont encore plus de difficulté. D’un autre côté, il faut aussi penser aux élèves qui fonctionnent bien. »

La présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), Josée Scalabrini, est venue soutenir les professeurs de la région. Cette fédération de 35 syndicats, dont celui de Sorel-Tracy, représente environ 65 000 enseignantes et enseignants de partout au Québec.

Le Syndicat de l’enseignement du Bas-Richelieu regroupe près de 600 enseignants de la Commission scolaire de Sorel-Tracy.

Le ministère de l’Éducation a refusé de commenter.

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