10 décembre 2018
Grâce à l'initiative d'une élève de 5e secondaire
Les écoles secondaires du territoire banniront les bouteilles d’eau à usage unique
Par: Katy Desrosiers

Chloé Morlay-Alain (2e à partir de la droite), entourée de ses enseignants et de la directrice de l'école, qui l'ont soutenue dans le projet Photo Katy Desrosiers | Les 2 Rives ©

Chloé Morlay-Alain était en 4e secondaire à Fernand-Lefebvre lorsqu’elle a décidé, vers la fin de l’année scolaire 2017-2018, qu’il était temps de bannir de l’école les bouteilles d’eau qui ne sont pas réutilisables.

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Avec l’aide de son enseignante, et aussi celle de son enseignant de sensibilisation à l’entrepreneuriat, David Foster, Chloé a contacté la cafétéria de l’école pour parler de son projet. La réponse des responsables a été positive, si bien qu’ils étaient prêts à effectuer le changement la semaine suivant la demande.

L’adolescente a d’abord pris l’initiative de faire produire des bouteilles d’eau réutilisables, qui portent le logo de l’École secondaire Fernand-Lefebvre et celui de l’École secondaire Bernard-Gariépy. Dès janvier, les élèves pourront donc utiliser ces bouteilles, entre autres, pour transporter leur eau. L’eau embouteillée ne sera plus vendue à la cafétéria et sera retirée des machines distributrices. Deux nouveaux abreuvoirs seront aussi installés à l’école Fernand-Lefebvre.

Pendant un cours d’éthique et de culture religieuse, alors que l’enseignante Laurence Bourret abordait un chapitre sur l’eau, Chloé a eu un déclic. « Cette journée-là, nous avons parlé des conséquences que notre consommation de plastique a sur les océans. J’ai fait mes recherches et j’ai appris qu’il y a pas moins de 8,8 millions de tonnes de plastique déversées dans les océans chaque année. En 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans nos eaux. Un enfant meurt à toutes les 90 secondes d’une maladie liée à l’eau dans les pays défavorisés », s’insurge-t-elle.

La bouteille sera en vente au coût de 8 $, et 1,50 $ par bouteille vendue ira à la Fondation One Drop, qui travaille afin de régler les problématiques liées au manque d’installations sanitaires et aux habitudes d’hygiène inadéquates. L’organisme s’est doté d’une approche d’intervention et d’initiatives stratégiques et opérationnelles pour remédier au manque d’accès durable à l’eau potable.

« C’est la plus belle réalisation qu’un enseignant peut espérer. J’enseigne l’éthique, je parle de sensibilisation à l’eau et j’ai une élève qui m’arrive avec un projet comme ça. C’est la plus belle paye qu’un enseignant peut avoir, des élèves allumés », affirme Laurence Bourret, l’enseignante de Chloé.

L’étudiante croit que ces collègues vont embarquer dans le projet. Après la période des Fêtes, elle s’affairera à expliquer aux autres élèves les raisons de cette transition écologique.

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