15 juin 2016
Les coûts de démolition s’élèvent à plus de 38 000$
Par: Julie Lambert
Les travaux de démolition d’urgence ont nécessité un investissement de plus de 38 000$ de la Ville de Sorel-Tracy.

Les travaux de démolition d’urgence ont nécessité un investissement de plus de 38 000$ de la Ville de Sorel-Tracy.

Les travaux de démolition d’urgence effectués sur l’ancien bâtiment de la Sincennes-McNaughton Line ont coûté 38 200$ à la Ville de Sorel-Tracy. Jugée dangereuse, la structure ne pouvait pas accueillir le futur projet du Centre des arts contemporains du Québec.

Rappelons qu’à la suite de l’analyse de deux firmes d’ingénieurs de ce bâtiment, situé au coin des rues Charlotte et de la Reine, le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, a autorisé la démolition rapide, le 7 juin dernier, de l’ancien site ravagé par un incendie en mai.

« Nous voulions le préserver, mais notre assureur et l’inspecteur nous ont demandé de jeter cela à terre. Nous avons toutefois conservé les trois rangs de brique que nous allons utiliser dans la reconstruction du nouveau bâtiment. Les relevés architecturaux avaient été effectués dans les dernières années alors nous avons toutes les dimensions et caractéristiques sur lesquelles nous nous baserons pour le reconstruire intégralement », explique-t-il.

La Ville de Sorel-Tracy avait octroyé le contrat de démolition à une entreprise de la région, Excavation René Salvas Inc. Estimés à 60 000$, les travaux auront finalement coûté 38 200$, souligne M. Péloquin.

La principale raison est qu’une partie de l’ancienne usine, constituée de tôle, a été conservée. Cet élément a donc été retiré de la soumission et les gestionnaires du Centre des arts contemporains réutiliseront cette partie pour le projet de réaménagement du site historique.

Aller de l’avant

Les travaux désormais terminés, la Ville de Sorel-Tracy se lance dans les prochaines étapes du projet, dont la réalisation est prévue en 2017.

« Le projet va s’activer dans les prochaines semaines. On a travaillé fort pour avoir les réponses rapidement. Nous avons heureusement trouvé une façon de préserver l’histoire du bâtiment. On s’occupe maintenant de deux enjeux, soit la réouverture de la route et le nettoyage du site », conclut le maire Péloquin.

Le projet de réhabilitation du site comprend des bureaux administratifs pour y établir l’organisme porteur du dossier, des ateliers d’artistes, des salles de formation et d’expositions, des galeries d’art extérieures et un parc aménagé avec des espaces verts à même le quai Richelieu.

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