29 avril 2020
Les courtiers immobiliers de la région s’adaptent à la crise de la COVID-19
Par: Katy Desrosiers
Real estate agent with house model and keys

Certaines transactions immobilières prioritaires ont été autorisées dans les derniers jours. Photo depositphotos.com

Avec l’arrivée de la COVID-19, un ralentissement important s’est fait sentir sur le marché immobilier. Des courtiers de la région se sont retroussé les manches pour faire face à la tempête alors que depuis le 20 avril, une certaine reprise a été autorisée.

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À Sorel-Tracy, depuis le début de l’année, il y avait une pénurie d’inscriptions et les maisons de qualité listées se vendaient rapidement.

Avec la COVID-19, tout s’est arrêté. Les courtiers ne pouvaient plus signer de contrats de courtage. Cependant, depuis le 20 avril, les courtiers sont autorisés à reprendre les transactions immobilières prioritaires, soit celles déjà en cours et dont la prise de possession est prévue au plus tard le 31 juillet et celles dont le but est de se reloger avant le 31 juillet.

L’Organisme d’autorégulation du courtage immobilier du Québec (OACIQ) a avisé ses membres des mesures d’hygiène à prendre et des règles à respecter pour assurer de la sécurité des clients et des courtiers.

Chez Via Capitale Platine, le courtier Patrick Charbonneau explique que des outils technologiques ont été mis à la disposition des courtiers et des clients.

« Tout se fait par Facetime. Le client prend des photos et me les envoie. Je les mets dans un logiciel qui les rend comme si c’était des photos professionnelles. On ne peut pas aller chez les gens prendre des mesures. On demande aux gens de le faire et au moment où on pourra retourner dans les maisons, je pourrai prendre les mesures, faire des vérifications et modifier les déclarations du vendeur », souligne M. Charbonneau.

Il affirme que l’entreprise a commandé plus de 4000 masques ainsi que des gants et du désinfectant. Des mesures d’hygiène très strictes ont été mises en place pour les visites nécessaires.

Du côté de RE/MAX Signature, des visites virtuelles se font avec l’aide du vendeur. « C’est lui qui se promène avec son téléphone et qui nous montre. […] Habituellement, on ne veut pas que le vendeur soit là, mais on n’avait pas le choix. Ça se faisait bien quand même », explique la courtière Janie Dionne.

RE/MAX fournit aux clients un logiciel qui permet de prendre des photos en haute définition. Des protocoles très rigoureux ont aussi été établis dans cette agence pour les visites prioritaires.

« On doit faire signer des documents à l’acheteur et au vendeur comme quoi ils n’ont pas de symptômes. Il y a juste le courtier qui peut toucher à des choses dans la maison. Il doit désinfecter tout avant et après la visite. Il y a seulement un acheteur à la fois qui visite et les enfants sont interdits », précise-t-elle.

La visite virtuelle est priorisée. Dans un second temps, si le client a toujours de l’intérêt, une visite physique peut être effectuée.

Jacques Bardier des Immeubles Bardier affirme qu’il est difficile de vendre actuellement puisque plusieurs acheteurs font des offres conditionnelles à la visite des lieux et que plusieurs vendeurs ne veulent pas que des inconnus entrent dans leur domicile.

Pour les cas où les gens ne sont pas tenus de se reloger avant le 31 juillet, les visites physiques sont toujours interdites. Cependant, depuis le 21 avril, les nouvelles mises en marché ont été autorisées si elles se font entièrement de façon virtuelle.

Et après la crise?

Janie Dionne croit que certaines méthodes pourraient être conservées après la crise. Elle affirme que les visites virtuelles seront pratiques pour les acheteurs provenant d’autres pays et ceux qui ont dans leur famille proche quelqu’un de malade qui ne peut sortir. Aussi, elle songe à poursuivre l’utilisation de la caméra pour des discussions avec des clients et à remplacer certaines réunions physiques par des réunions virtuelles.

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