9 mars 2016
Les conseillers se désolent de l’annulation du Festival de la gibelotte
Par: Julie Lambert
L’annulation du Festival de la gibelotte est encore sur toutes les lèvres. | Photo :TC Média – Pascal Cournoyer

L’annulation du Festival de la gibelotte est encore sur toutes les lèvres. | Photo :TC Média – Pascal Cournoyer

L’annulation de l’édition 2016 du Festival de la gibelotte a volé la vedette le 7 mars, au conseil de ville de Sorel-Tracy. Les conseillers Yvon Bibeau, Patrick Péloquin et Sophie Chevalier de même que le maire Serge Péloquin ont tous pris la parole dans ce dossier qui fait couler beaucoup d’encre depuis les dernières semaines.

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L’aide financière apportée par la Ville à l’événement est au cœur des débats. Les conseillers sont toujours en discussion concernant l’argent qui sera versé aux organisateurs du Festival de la gibelotte. La possibilité de verser un montant à un mouvement citoyen pour qu’un rassemblement ait lieu en 2016 n’est pas écartée non plus.

Le conseiller Yvon Bibeau a souligné, lors de la dernière assemblée publique, qu’il pense que le conseil d’administration du Festival de la gibelotte a pris la meilleure décision dans les circonstances.

« C’est une décision réfléchie digne d’un c.a responsable. Le conseil a reçu à répétition des promesses de rentabilité sans avoir obtenu de résultats concrets. Le c.a avait une volonté sincère de régler sa dette sur trois ans. La Ville a offert une contribution généreuse pour payer les fournisseurs, mais on s’attendait à ce que les organisateurs règlent leurs problèmes antérieurs », explique-t-il.

La décision en suspens

Le conseiller Patrick Péloquin s’est également dit attristé par l’annulation de l’évènement qui sert à attirer non seulement des gens de la région, mais aussi beaucoup d’exilés qui revenaient surtout pour cette occasion.

« Toute cette chose-là aura démontré que rien n’est acquis et permettra de recentrer l’événement. Cela prouve aussi que tout peut être créé à partir de maintenant avec de la rigueur et de la solidarité locale. Pour assurer la survie de l’événement, tout le monde devra s’impliquer », affirme M. Péloquin.

Membre du c.a du festival sorelois, la conseillère Sophie Chevalier a annoncé qu’elle ne réitérera pas sa présence à cette table.

« Mon devoir est accompli et je passe le flambeau à un autre de mes collègues. Le conseil n’a pas encore été consulté sur le sujet. On se réjouit de la mobilisation citoyenne et on est attristé par la situation. Les organisateurs devront faire preuve de créativité pour élaborer un projet de cette envergure sans financement. Je leur souhaite bon courage. La Ville n’a encore rien décidé. On doit être mis au fait », a-t-elle mentionné.

Une démarche encore floue

Le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, souligne que le conseil a été approché par Yves Allard, un citoyen à la tête d’un regroupement voulant organiser des activités au centre-ville. Mais la Ville s’est engagée à attendre le retour de vacances du conseiller Jocelyn Mondou avant de prendre une décision.

La municipalité attend également une position claire et franche du c.a du Festival pour régler la question financière de la subvention de 57 000$ accordée pour payer les fournisseurs.

« La Ville ne peut pas faire de paiement directement aux fournisseurs. Le Festival doit mettre en place un mécanisme qui nous assure que les fonds iront directement aux fournisseurs. Nous ne sommes pas à une semaine près et nous pourrions tout régler dans les prochaines semaines », croit le maire.

Le président du Festival, Benoît Lefebvre, confirme que cette démarche est toujours en cours. Si les membres ont pris une pause au cours des derniers jours pour se remettre sur pied, ils reprendront les démarches afin de trouver du financement pour régler la dette, affirme-t-il.

« La course du 5 km est toujours envisagée et il y aura peut-être même une autre activité de financement. On n’est pas du tout inquiet de la mobilisation pour l’avenir du Festival. Quand on s’engage dans un festival, c’est pour le bien de la région. On ne peut être contre un projet de développement. On souhaite bonne chance aux citoyens dans cette mobilisation », conclut-il.

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